Raphael Lakpé, Président de l’ANP, en total désaccord avec le dernier rapport d'Amnesty International

Ce mercredi 20 Février 2019, Raphael Lakpé, président de l’autorité Nationale de la Presse (ANP) a animé un point de presse dans les locaux de ladite institution sise à Cocody Angré réagissant ainsi à la dernière publication d’Amnesty international indexant clairement la structure qu’il dirige.


Face à la presse ivoirienne, le président de l’Autorité nationale de la Presse (ANP), Raphael Lakpé a tenu à préciser la position de l’organe de régulation qu’il dirige face au rapport d’Amnesty International sur la situation des droits humains en Côte d’Ivoire publié le 11 Février 2019 touchant du doigt le ‘’fonctionnement’’ de l’ANP.

Dans ce rapport, il est écrit, concernant l’ANP, que le mode de désignation de ses membres, de même que son organisation et son fonctionnement ne garantissent pas son indépendance et que par ailleurs, l’ANP aurait à maintes reprises sanctionné « essentiellement », les journaux proches de l’opposition.

M. Lakpé s’est dit surpris de voir l’ANP aussi clairement indexée surtout qu’elle est la seule autorité de régulation en Côte d’Ivoire qui s’est retrouvée dans le collimateur d’Amnesty International dans son dernier rapport.

« Ce tableau sombre, fortement à charge contre l’institution de régulation, a interpelé l’ANP qui a convié le bureau d’Amnesty International Côte d’Ivoire à une séance de travail, le 14 février dernier », a révélé M. Lakpé.

Après s’être donc enquérit auprès du directeur d’Amnesty International Côte d’Ivoire sur la méthodologie employée pour élaborer un tel rapport, l’ANP a tenu à préciser qu’en aucun moment elle a été associée aux différentes enquêtes qui ont abouti à la mise en œuvre du rapport du 11 Février dernier.

« L’ANP affirme que lors de ces enquêtes, Amnesty International ne l’a nullement approchée afin de recueillir sa version des faits qui lui étaient reprochés », a fait remarquer le président de l’organe de régulation.

«Une telle pratique revèle un parti pris notoire de cette organisation qui, manifestement, s'est livrée à une manipulation des faits en leur donnant, très souvent, un sens qu'ils n'ont pas en réalité» a précisé Raphael Lakpé.

Il a donc invité pour le prochain rapport, les enquêteurs d’Amnesty International à prendre beaucoup plus de temps pour faire un travail fouillé et équilibré rendant compte de la réalité du terrain. .

Quant à son indépendance qui serait compromise à cause du mode de désignation de ses membres comme le mentionne ledit rapport, l’ANP s’étonne et rappelle que sur un total de 13 membres que compte l’autorité de régulation, seuls 4 sont issus des pouvoirs publics. Les 9 autres membres proviennent des différentes organisations du secteur, qui désignent elles-mêmes leurs représentants au sein du conseil. Et chaque conseiller a une voix. Celle du président n’est prépondérante qu’en cas d’égalité des votes.

Varol