Présidentielle 2020 : Tout sur le projet de Guillaume Soro, l’ex-Pan discute avec le camp Gbagbo

Guillaume Soro n’entend pas être un acteur passif de l’élection présidentielle de 2020. Bien au contraire, il veut prendre toute sa place dans ce scrutin qui promet d’être l’un des scrutins les plus ouverts que le pays n’ait jamais connu. Et pour cause, dans le starting-block, outre les candidats potentiels candidats du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), ceux du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et autre Albert Mabri Toikeusse, Guillaume Soro s’aménage une place de choix pour se lancer dans la course.


A hue et à dia, il noue des alliances et prospecte des pactes avec des mouvements et autres partis politiques traditionnels. Dans un article intitulé « Soro en embuscade », Jeune Afrique (J.A), dans sa parution du 2 au 8 juin 2019, jette une lumière crue sur l’agenda caché de l’ancien chef du Parlement ivoirien.

Dans ce texte fouillé, on apprend que Guillaume Soro a pris langue avec l’entourage de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi) et placé en liberté sous conditions à Bruxelles. Après sa démission du perchoir en début février, l’ex-chef rebelle a créé le Comité politique (Cp), prélude à un plus large rassemblement. Et à sa probable candidature.

« Bien plus discrètement, l'ex-chef rebelle discute avec le camp de l'ancien président Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles, et n'a pas rompu les liens avec Simone Gbagbo, 1'ex-Première dame, deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi) », révèle le journal. Qui fait, poursuivant sur sa lancée, une lucarne sur les rapports entre Henri Konan Bédié et Guillaume Soro. « Avec Henri Konan Bédié, il cultive une relation filiale et n'hésite pas à s'afficher régulièrement en sa compagnie. Une nouvelle complicité remarquée, comme lors du dîner de gala le 23 mars, de Servir, la fondation d'Henriette Konan Bédié, donné dans la salle des congrès du Sofitel Ivoire d'Abidjan et au cours duquel Henri Konan Bédié et Guillaume Soro se sont adonnés à un de leurs péchés mignons: le cigare... Alors que la législation en vigueur interdit de fumer dans les lieux publics fermés », écrit J.A.

L’hebdomadaire apprend par ailleurs que Guillaume Soro ne fait pas mystère de son projet présidentiel. « Il n'en fait plus mystère. Son avenir ne se jouera pas sur les berges de la Charles River, à Harvard, aux États-Unis, où il souhaitait entreprendre un PhD en finances, mais bien sûr sur celles de la lagune Ébrié à Abidjan. Depuis qu'il a démissionné de la présidence de l'Assemblée nationale, le 8 février, Guillaume Soro est devenu l'un des principaux opposants, avec Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) », écrit notre source.

Non sans rappeler que pour mener à bien son ambition « dès le 15 février, le député de Ferkessédougou (Nord) a fondé le Comité politique (Cp), une rampe de lancement pour la présidentielle de 2020 et une étape dans la création d'un grand mouvement fédérant ses divers soutiens (calqué sur le modèle de La République en marche, du Français Emmanuel Macron) ». « L'ossature de cette formation en gestation est constituée de trois partis politiques - l'Alliance nationale pour le changement (Anc), d'Alphonse Soro, ex-cadre du Rassemblement des républicains (Rdr, parti présidentiel); le Rassemblement pour la Côte d'Ivoire (Raci), de Kanigui Soro, député de Sirasso ; le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d'Ivoire (Mvci), de Félicien Sékongo- et d'une cinquantaine d'associations et clubs de soutien. Le stratège ne laisse rien au hasard.


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