Pdci: le juge des référés radie la procédure en suspension des décisions du 24 septembre (avocat)

Le juge des référés a prononcé une radiation de la procédure en suspension des décisions du Bureau politique du 24 septembre 2018 du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci), a indiqué mercredi à APA Me Émile Suy Bi, avocat de la formation politique.


La procédure a été « radiée » parce que M. Jérôme Nguessan,  initiateur de la plainte, « ne s’est pas présenté », mardi, à la  première audience comme le recommande le code de procédure civil  ivoirien et « c’est ce qui a été fait hier », a expliqué Me Émile Suy  Bi. 

Cette radiation, précise-t-il, concerne la  demande en suspension des décisions du Bureau politique du 24 septembre  et non celles du 17 juin 2018 pour laquelle il y a déjà une décision de  suspension dont « la procédure pour annulation a été renvoyée au 31  octobre ». 

Joint, M. Jérôme Nguessan, a dit  avoir « désisté » pour la plainte introduite pour la suspension des  résolutions du Bureau politique du 24 septembre « vu que les mêmes  décisions avaient été déjà suspendues (par la justice) pour le bureau  politique du 17 juin 2018 ». 

Cette radiation  intervient parce que « la direction du Pdci m’a donné raison » car elle  s’est aperçue que « pour proroger le mandat du président du parti  conformément au statut et règlement intérieur, il faut aller à un  congrès », ce que les dirigeants viennent de faire « même si ce congrès  demeure irrégulier ». 

Il a fait observer qu'«  aucune plainte n’a été retirée » sauf celle en suspension du bureau  politique du 24 septembre 2018 qui a été radiée, rappelant avoir « déjà  gagné le procès du 17 juin » raison pour laquelle le Pdci a tenu la  réunion du bureau politique de Daoukro (centre-est) le 24 septembre.

«  Aujourd'hui (mercredi) les juges n’ont pas siégé » sur la procédure en  annulation des décisions du 17 juin, renvoyée au « 24 octobre », a-t-il,  poursuivi, estimant que « les décisions prises au cours de ces bureaux  politiques excèdent la compétence des bureaux politiques ». 

«  Lors de la réunion du 24 septembre, le Pdci a annulé les décisions du  17 juin et nous les avons rapportées, cela veut dire que ces décisions,  aujourd'hui pour le Pdci, n’ont jamais été prises et nous avons plutôt  pris de nouvelles décisions le 24 septembre, qui désormais existent », a  déclaré Me Suy.

En conséquence, dira-t-il, «  les procédures contre les décisions du 17 juin deviennent des procédures  qui n’ont plus d’objet ».  

Le président du  Pdci, Henri Konan Bédié, a prévenu lundi que le parti « ne tolèrera plus  l’immixtion des juges aux ordres dans ses affaires » lors du 9e Bureau  politique au cours duquel la réunion a décidé de la tenue d’un Congrès  extraordinaire lundi.

Une autre frange du Pdci  annonce également pour le lundi prochain le 13e Congrès ordinaire du  parti, avec comme président d’organisation Jérôme Nguessan, « exclu  temporairement » de ce parti septuagénaire, qui enregistre deux  tendances : des pro et anti « RHDP », la coalition au pouvoir.  

 

AP/ls/APA