Open International de Chine 2019 : Ruth Gbagbi médaillée d’argent

Marie-Christelle Ruth Gbagbi est une véritable tigresse sur le tapis. La championne du monde de taekwondo qui s’est fracturée l’avant-bras à deux reprises, cette saison, a le moral au beau fixe.


Vainqueur avec panache de l’Open de Sofia, il y a quelques semaines, en Bulgarie, elle a décroché, le samedi 2 novembre 2019, en Chine, la médaille d’argent de sa catégorie (-62 kg). C’était à l’Open international de Chine. Après un parcours héroïque, la championne fabriquée au club La Source de Koumassi est tombée les armes à la main face à un adversaire dont le public était acquis à sa cause.

Mais ce n’est que partie remise pour l’Ivoirienne qui vise beaucoup plus haut aux prochains Jeux olympiques qui auront lieu à Tokyo, au Japon, en 2020. Pour y arriver, l’athlète a mis tous les atouts de son côté. Elle a fait en sorte que l’affaire des médaillés olympiques de Rio 2016, qui avait pourri l’atmosphère au sein du taekwondo national, soit définitivement close. Ruth Gbagbi, éduquée dans la tradition africaine, a demandé pardon à Me Bamba Cheick Daniel, son « père », le président de la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitkd), sans qui, peut-être, elle ne serait pas arrivée à ce niveau tant enviée aujourd’hui à travers le monde. Une manière de faire la paix et de s’attirer des bénédictions.

Ruth n’a pas eu tort, puisque depuis, elle marche au super. Deux médailles (or et argent) en l’espace de deux semaines, ce n’est pas donné à tout le monde.

P.BAGNINI