Maurice Kouakou Bandaman : « Un droit d’auteur minimum garanti de 60.000 Fcfa devra désormais être la plus petite somme à verser à un artiste »

Invité de la tribune « Les Rendez-vous du gouvernement » le jeudi 19 Décembre 2019, le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a tablé sur la thématique suivante : « Promotion de la culture ivoirienne : acquis, défis et perspectives » à l’auditorium de la Primature à Abidjan-Plateau.


Présenter les acquis, les défis et les perspectives afférents au monde culturel ivoirien. Tel se déclinait l’essence de la conférence de presse animée par le ministre de la Culture et de la Francophonie, monsieur Maurice Kouakou Bandaman, le jeudi dernier.

Cadre juridique, patrimoine matériel et immatériel, beautés artistiques, mémoire historique, Culture de la lecture, du Cinéma et des musées, mode ivoirienne, professionnalisation des enseignements artistiques, présence du pays au sein de la Francophonie, grands travaux d’infrastructures et amélioration de conditions de vie des artistes, etc, sont entre autres les axes développés par le ministre.

 Devant une assemblée composée de journalistes et des acteurs du monde culturel ivoirien, le ministre Bandaman s’est réjoui de voir les ivoiriens et l’ensemble des habitants de la Côte d’Ivoire s’intéresser davantage à la culture notamment à la lecture, au cinéma et au musée.

Principalement attendu sur la question de la crise qui secoue depuis le deuxième semestre de 2018 le Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA), le ministre a annoncé la fin très prochaine de la crise, le gouvernement ayant pris les choses en main.

Aussi, travaillant à l’amélioration des conditions de vie des artistes, le ministre Maurice Bandaman a révélé que sur ses recommandations, le BURIDA ne devrait plus payer des droits en dessous du Smig.

« Un droit d’auteur minimum garanti de 60.000 Fcfa devra désormais être la plus petite somme à verser à un artiste », a affirmé le ministre de la culture et de la francophonie.

Selon Maurice Bandaman, la culture est un vecteur de croissance, de prospérité et de lutte contre la pauvreté. A cet effet, le gouvernement ivoirien dans le cadre de ses activités, a entrepris  la construction et la réhabilitation de certains édifices contribuant à la promotion de la culture d’une part et à la création d’emplois d’autre part.

Au nombre des réalisations, ce sont la construction et l’équipement d’une bibliothèque à Korhogo, la construction d’un bâtiment administratif au palais de la culture, la construction de nouveaux bâtiments au CTA de Bingerville, l’équipement de la salle de 1500 places du palais de la culture d’un projecteur, les réhabilitations du palais de la culture, du centre Jacques Aka, de la bibliothèque nationale, des musées de Grand-Bassam, Pelefero Gbon de Korhogo qui ont été présentées.

Aussi, de grands travaux d’infrastructures culturelles d’une valeur de 500 milliards seront réalisés dans le même cadre par divers financements : le budget de l’Etat et des ppp (Partenariat public-privé).

« A l’horizon 2040, la Côte d’Ivoire ambitionne de devenir une nation industrielle, unie dans sa diversité culturelle, démocratique et ouverte sur le monde » a révélé Maurice Kouakou Bandaman, le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie. 

Varol