La Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI) a animé un point presse ce mardi 16 juin 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau autour de la problématique de l’orpaillage illégal et du rôle des coopératives minières dans le développement du secteur extractif ivoirien. Face à la presse nationale, son président, Koné Seydou, a défendu une approche fondée sur l’organisation et la formalisation des exploitants artisanaux, estimant que la seule répression ne saurait suffire à endiguer le phénomène.
Placée sous le leitmotiv « Organiser, Formaliser, Développer : les coopératives minières au service de la Côte d’Ivoire », cette rencontre a permis à la faîtière des coopératives minières de présenter sa vision d’un secteur artisanal structuré et davantage intégré à l’économie nationale.
Selon Koné Seydou, malgré les efforts de l’État pour démanteler les sites clandestins, l’orpaillage illégal continue de prospérer et prive considérablement le pays de ressources financières. S’appuyant sur des données du ministère des Mines, il a révélé que près de 144 tonnes d’or échappent chaque année à l’économie nationale, une situation qu’il juge alarmante.

« Il ne s’agit pas seulement de faire la répression pour faire la répression. L’État dépense des milliards pour faire la répression mais l’orpaillage clandestin prospère toujours », a déclaré le président de la FECOMCI.
Pour inverser cette tendance, la fédération propose plusieurs réformes structurantes, notamment la création de zones minières artisanales sécurisées, la mise en œuvre d’un programme national de formalisation des orpailleurs, le renforcement de la formation des coopératives, ainsi que la facilitation de l’accès aux financements et aux équipements modernes.
La FECOMCI préconise également l’instauration d’un système national de traçabilité de l’or artisanal, estimant que les coopératives, proches des populations locales, peuvent servir de relais efficaces entre les communautés et les pouvoirs publics.
Pour Koné Seydou, l’exploitation minière artisanale ne doit plus être considérée comme un problème à combattre, mais comme une opportunité économique à organiser. « Transformer l’orpailleur artisanal en entrepreneur minier responsable » constitue, selon lui, un impératif pour bâtir un secteur minier moderne, inclusif et durable en Côte d’Ivoire.
Varol E.
Koné Seydou, le président de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI)