Les USA saluent des « avancées significatives » sur le travail des enfants en Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire a réalisé des « avancées significatives » sur les questions liées au travail des enfants, indique le rapport 2018 sur les pires formes de travail des enfants du Département du Travail des États-Unis d’Amérique.


La Côte d’Ivoire a reçu en 2018, la plus haute évaluation des avancées significatives, et fait partie des 12 pays qui ont obtenu ce rang sur un total de 134 pays évalués. Et ce, grâce au leadership de la Première dame, Dominique Ouattara, très impliquée dans les questions liées au travail des enfants dans son pays.  

Selon ce dernier rapport du Département du Travail des États-Unis d’Amérique, l’Etat de Côte d'Ivoire a franchi en 2018 une autre étape importante, en affichant la plus haute évaluation durant six années consécutives.  

Le rapport note que la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs Conventions telles la Convention n° 138 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et la Convention n° 182 de l’OIT sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination. 

Sur le plan de l’éducation et de la protection des enfants le texte mentionne qu’en Côte d’Ivoire l’école est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans et gratuite. En outre, la traite des enfants est interdite, ainsi que l’exploitation sexuelle des enfants et le recrutement forcé des enfants dans l’armée. 

Au niveau de l’application de la loi pénale, le rapport souligne que les services chargés de l’application de la loi ont été renforcés des enquêtes de police ont été réalisées, ce qui a permis la condamnation de 79 trafiquants à des peines d’emprisonnement fermes. 

En Côte d'Ivoire, les autorités ont mis en place des structures de coordination qui sont opérationnelles. Il s’agit du Comité interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CIM) et du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS). 

Un plan d’action national 2019-2021 de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants  a été mis en place, à la suite du Plan d’Action National et la Stratégie nationale 2016-2020 de lutte contre la traite des personnes. 

Des gaps ont été relevés par le rapport qui note qu'en dépit des avancées significatives réalisées, « des enfants sont impliqués dans les pires formes de travail des enfants dans la culture du cacao et du café ». Le rapport conclut que ces enfants sont parfois des victimes de la traite des personnes.

Le rapport souligne en outre que des lacunes subsistent dans certains domaines à savoir en matière  de ressources financières, de personnel et de formation à l’intention des services de répression, ce qui entrave les efforts en matière de répression du travail des enfants.

De surcroît, « l’inspection du travail n’est pas autorisée à imposer des sanctions », fait état le rapport qui recommande le renforcement de l’inspection du Travail en autorisant les Inspecteurs du travail à imposer des sanctions, ce qui devrait permettre de progresser encore plus sur la voie de l’élimination du travail des enfants. 

Le texte suggère qu' il soit amélioré la coordination en matière de collecte des données au niveau des ministères et au niveau des régions. Et de veiller à ce que toutes les politiques existantes soient mises en œuvre comme prévu. 

Pour le Département du Travail des États-Unis d’Amérique, il faut améliorer l’accès à l’éducation en éliminant tous les frais liés à la scolarités, en améliorant l’accessibilité des écoles, augmenter le nombre d’enseignants, d’installations sanitaires et d’écoles, en particulier dans les zones rurales. 

Le rapport relève qu' il faut par ailleurs veiller à ce que les victimes des pires formes de travail des enfants aient accès à des services sociaux dans tout le pays.

 Le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS) en Côte d'Ivoire est présidé par la Première dame, Dominique Ouattara. A côté de cette structure, il existe le Comité interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CIM).

  

AP/ls/APA