Le Ministre exige la restitution du bâtiment colonial détruit à Grand-Bassam

Le Ministre de la culture et de la Francophonie, Maurice Bandama a exigé jeudi la restitution du bâtiment détruit délibérément par Léandre Anani, représentant la famille Anani à Grand-Bassam


“ Nous exigeons au minimum la restitution de ce bâtiment détruit, appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un acte délibéré de destruction d’un bien universel passible de sanctions pénales ”, a martelé Maurice Bandama, lors de sa visite à Grand-Bassam pour constater et s’enquérir de cette situation.

Selon le ministre, l’État, qui a toujours procédé à des séances de sensibilisation pour informer les populations sur la nécessité de préserver ces symboles de la ville de Grand-Bassam, engagera des poursuites contre l’auteur de cet acte.

“ Nous avons donc posé plainte contre le coupable qui est actuellement à garde à vue pour répondre de ses actes devant le tribunal et nous comptons prendre un avocat ”, a t il insisté avant de prévenir, “ si nous ne réagissons pas, nous risquons de perdre le privilège de l’UNESCO. Nous allons alors régler cette affaire avec toute la rigueur pour lancer un appel aux habitants de Grand-Bassam ”.

Il a révélé que le coût de la restauration d’un bâtiment est de 500 à 600 millions de francs CFA, rappelant aussi que ces bâtiments coloniaux ont été construits entre 1810 et 1850 avec des matériaux anciens.

Le ministre a donc demandé au comité local de gestion d’être ferme et vigilant devant les dégradations de ce patrimoine car, a-t-il avoué, l’État, depuis 2012, fait de nombreux efforts pour la restauration de la voirie et envisage de poursuivre, à partir de juin, la réhabilitation des bâtiments avec les travaux de la réouverture de l’embouchure.

Le bâtiment détruit servait de bar colonial, un lien avec le centre culturel français, donc un lieu de réjouissances, faisant face à un cinéma colonial. Il a été détruit de 5h du matin à 10h par des machines gratter, a expliqué le gestionnaire du patrimoine à Grand-Basssam, Djako Romaric.

Un acte qualifié de “défiance à l’autorité” avec la complicité des habitants par le préfet de département, Amankou Kassi Gabin.

(AIP)

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