Indemnisation de plus 200 victimes des crises ivoiriennes à Sassandra

Plus de 200 victimes des crises ivoiriennes ont été, indemnisées samedi à Sassandra, dans le Sud-Ouest ivoirien par le ministère de la Solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté.


Dans une note d’information transmise APA dimanche, le ministère annonce qu’à Sago, une sous-préfecture de Sassandra (Sud-Est), 31 ayants droit de personnes décédées et 7 orphelins issus  des villages de Gobroko, d’Adebem, de Godjiboué, de Niegroubouésuite et de Trikpoko, « toutes victimes de la crise post-électorale de 2011 ont reçu réparation ».

Elles ont respectivement reçu un million de FCFA symbolique» par personne décédée et des bons de prises en charge scolaires dont la valeur oscillent entre 60 000 et 150 000 pour les 7 orphelins.  « Cette cérémonie porte à plus de  200, le nombre de victimes de cette localité ayant été indemnisées », ajoute la note.

«  Notre pays retrouve la prospérité, mais il ne peut s’engager sur la voie du développement durable que dans un environnement de paix. C’est pour cela que j’exhorte les victimes et les ayants droit de victime à pardonner pour que nous tournions définitivement cette page triste de notre histoire récente », a déclaré au cours de cette cérémonie, Pr  Kouamé N’guessan, Chef de de cabinet du ministère de ce ministère.

« Engageons-nous à épouser une culture de la paix qui privilégie le dialogue, la concertation, le consensus, le compromis, les concessions réciproques pour la prévention et la gestion et la résolution des conflits » a insisté M. N’guessan qui représentait la Ministre Mariatou Koné.

Désirée Bohoua dont les 7 neveux et nièces ont reçu de l’Etat ces bons de prise en charge scolaire a témoigné sa reconnaissance au Gouvernement. « Grace au Chef de l’Etat et au Gouvernement, mes enfants vont reprendre le chemin de l’école. Je remercie la Ministre Mariatou Koné qui vous a mandaté pour venir jusqu’à nous », a-t-elle dit.

Le député de Sago- Dakpadou, Kébé Mahamadou,  a saisi cette occasion pour attirer l’attention sur des menaces à la cohésion sociale dans cette Sous-Préfecture. « Il existe dans notre localité, des barrages étranges tenus par des personnes dont on ne connait pas bien l’identité. Ni militaires, ni policiers, ni gendarmes. Mais ils passent leur temps à harceler nos parents sur les routes. Cela est de nature à rappeler la crise » s’est-il inquiété.

Le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a mis en place en 2015, un fonds spécial doté d’un apport initial d’une valeur de 10 milliards de francs CFA pour l’indemnisation des victimes des différentes crises qu’a traversées la Côte d’Ivoire.