Incursion dans l’antre du géniteur de Wattao, El Hadj Issouf Ouattara : « Voici comment j’ai appris le décès de mon fils »

Le colonel-major Issiaka Ouattara dit Wattao a bâti un imposant logis doté d’une piscine, à Doropo. Cette résidence qui épouse les allures d’un véritable château, est située non loin de l’hôtel de ville de la localité. Derrière cette bâtisse, se trouve le logis de El Hadj Issouf Ouattara, son géniteur.


Affaibli par le poids de l’âge et la maladie, le vieil homme, un ancien transporteur, est grabataire et passe le clair de son temps sur un lit pivotant dans son salon. La pièce en question présente au mur, d’innombrables photos parmi lesquelles des images le montrant avec le président de la République, Alassane Ouattara.

Depuis le décès de son fils, le salon ne désemplit pas. Par vagues successives, des parents et amis viennent lui apporter leur réconfort. Au quotidien, c’est Ouattara Salif, le frère cadet de Wattao, détaché auprès de lui, qui s’occupe des tâches du «vieux».

Mais, comment ce personnage alité a-t-il été informé de la triste nouvelle du décès de son fils ?

« Comme tout le monde, c’est à travers les médias que la famille a appris la maladie de Wattao. Nous avions tous été informés par la presse, qu’il était allé au Maroc puis aux États-unis pour se soigner. Puis, un matin, des Imams sont venus me voir à la maison. Nous avons causé longuement en abordant des sujets divers. Puis, subtilement, ils m’ont annoncé la triste nouvelle. Ça été terrible, difficile à supporter. Mais comme nous sommes des croyants musulmans, nous avons accueilli cette triste nouvelle dans la dignité et essayons, avec le soutien de toute la communauté, de surmonter l’épreuve. C’est Allah qui donne et c’est lui qui reprend. Que sa volonté soit faite », s’est-il exprimé, à travers son fils Ouattara Salif.

Zéphirin NANGO