Développement du Moronou : Aka Véronique veut institutionnaliser les mutuelles

Emboîter le pas de l’émergence dans la région du Moronou. C’est ce pari que se sont donné les fils et filles des différentes mutuelles de la sous-préfecture d’Assié-Koumassi, département de Bongouanou.


 Ils l’ont dit d’une voix, le dimanche 26 janvier 2014, au District du Plateau, à l’occasion d’une cérémonie d’hommages à la présidente du Conseil régional du Moronou, l’honorable Aka Véronique. Ce, pour ses actions concrètes en faveur de la cohésion sociale et du développement de sa région. Plantant le décor, le président du Comité d’organisation, Kouadio augustin, Inspecteur pédagogique, a déploré le retard dans lequel baigne leur localité.

Il a souhaité de tous ses vœux, l’implication personnelle de la patronne du Conseil régional à leur côté. Animant, à son tour, une conférence sur le thème : « création d’une mutuelle de développement par tribu dans le Moronou : enjeux et stratégies », Aka Véronique a appelé à la mutualisation des efforts des uns et des autres. Tout en laissant de côté « la politique politicienne ».

Dans sa volonté de sortir sa région du sous-développement, elle a souhaité la création d’une mutuelle faitière. « Mon objectif est de rassembler toutes les mutuelles du Moronou et d’en faire une Institution », a-t-elle promis. S’adressant aux ressortissants de sa région, elle leur a fait savoir qu’avec leurs 117 villages, « le Moronou n’aura jamais 117 ministres, ni 117 Dg, ni 117 PCA ».

C’est pour quoi, la femme élue a appelé au « changement de mentalité et de comportement » de tous pour que le Moronou change. Pour sa part, le président du comité des travaux de la sous-préfecture de Assié, le Colonel Tano Koffi Bertin, a salué la vision prônée par la présidente du Conseil régional. « J’ai réalisé depuis longtemps que vous n’êtes pas venue à la politique pour pratiquer les calculs politiciens décriés.

Vous n’êtes donc pas un ‘’ploticien’’ comme on le dit dans le Moronou, mais plutôt un véritable concepteur et artisan de développement durable », a laissé entendre le Directeur général des Affaires maritimes et portuaires.
 
FBI