Des reggaemen dont le fils de Bailly Spinto tabassés et rasés par des gendarmes : Colère et indignation chez les fils de Jah

Alors qu’ils se préparaient à lancer un spectacle au village rasta de Vridi dans la commune de Port-Bouët avec à l’initiative le fils de Bailly Spinto, des reggaemen ont été surpris par des gendarmes en faction dans la zone. Les confondant probablement à des personnes dangereuses, ces fils de Jah vont passer de sales temps avec ces forces de l’ordre. Bastonnés, à les en croire, leurs dreadlocks de plusieurs années seront même rasés sur instruction de l’autorité.


Les reggaemen de Côte d’Ivoire dans leur ensemble ne sont pas contents. Et ils ne le cachent pas. Eux dont la musique, le reggae de Jamaïque, a été classé au patrimoine immatériel de l’Unesco vivent depuis dimanche une période trouble. Après la casse de leur village, ceux-ci ont pu se prendre un autre point de ralliement à Vridi où très souvent se retrouvent pour partager la philosophie de Jah et communier autour des valeurs d’amour et de paix qu’ils prônent. Cet espace leur sert également de temple pour servir leur musique à la communauté.

Malheureusement pour eux, comme s’ils s’étaient retrouvés au mauvais endroit ce dimanche-là, ils essuieront le courroux d’éléments de forces de l’ordre en faction dans la zone et à la recherche dit-on de bandits ayant volé un conteneur. L’objet volé étant retrouvé à proximité d’un rassemblement d’hommes aux dreadlocks ne fait point douter les agents des forces de l’ordre que les coupables pourraient être parmi ces hommes aux cheveux longs.

Ils auront beau convaincre ces agents qu’ils sont loin d’être des bandits, ces derniers font la sourde oreille à leur explication. Et ce ne sont pas non plus les arguments de Shattadem, fils de Bailly Spinto qui va les dissuader. Les agents des forces de l’ordre, à en croire nos sources, embarquent tout le contingent trouvé sur place pour une meilleure explication une fois au poste. Alors qu’ils croyaient à une simple formalité d’usage pour nécessité d’enquête, ceux-ci une fois au poste, raconte notre source, vont subir la pire humiliation de leur vie. En plus d’être tabassés par les agents des forces de l’ordre vont voir leurs dreadlocks de plusieurs années partir sous des coups de lames.

Un calvaire et une pire humiliation pour eux. Toute chose qui a plongé toute la communauté dans une colère et indignation totales. Spyrow, Kajeem et bien d’autres reggaemen ont donné de la voix pour traduire leur indignation face à ce qu’il s’est passé. Des manifestations pacifiques sont annoncées pour dénoncer ces actes. 

 


Philip KLA