Côte d'Ivoire: un pro-Soro appelle Guillaume Soro à rejoindre le Rhdp

  • 25/02/2020
  • Source : APA
Mathias Kacou, président du Parti progressiste socialiste (PPS), un proche de Guillaume Soro, a appelé lundi à Abidjan l’ex-chef de l’Assemblée nationale ivoirienne à demander « pardon » au chef de l’Etat Alassane Ouattara et à revenir au Rhdp, le parti au pouvoir.

Selon M. Mathias Kacou, Guillaume Soro devait « demander pardon à Ouattara et revenir au Rhdp (Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix), car « pour le moment, M. Ouattara est l’homme de la situation, le seul qui peut le protéger ». 

Il a estimé que M. Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci, opposition), « ne protégera jamais Soro, il le sait », tout en invitant l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire à revenir à la maison. 

Pour lui, « il doit montrer qu'il est fidèle » à M. Ouattara en allusion à Blé Goudé, un proche de Laurent Gbagbo, qui en dépit de sa « popularité, se met toujours à la disposition de Gbagbo qui est son parrain et qu'il réclame comme tel ».

En outre, dira-t-il, Blé Goudé le fait « fidèlement » et la preuve est qu' « il est à la Haye avec lui » devant la Cour pénale internationale (CPI). Alors, « pourquoi M. Soro ne peut pas être fidèle, lui qui a souffert avec Ouattara, il peut continuer avec lui et l’alternance peut se faire autrement dans la négociation ».

Le président du Parti progressiste socialiste (PPS) a appelé que M. Guillaume Soro et ses proches «cessent d’insulter le président de la République » qui assure cette fonction au nom de l’Etat de Côte d'Ivoire.   

En tant qu'acteur politique, Mathias Kacou estime que c’est un devoir pour lui de se prononcer sur la situation socio-politique. Il a ainsi « invité les Ivoiriens à la sérénité, à aller à la paix et surtout » à aller se faire enrôler pour obtenir leur carte nationale identité, pour la prochaine élection présidentielle.

« Il ne doit pas avoir de vote sanction, tout le monde doit voter », a -t -il insisté,  disant se mettre en « mission dans la Région du Lodjiboua (centre-Ouest) pour pousser les parents à se faire enrôler », car il s’agit d’une élection « capitale ».

AP/ls/APA