Affrontements intercommunautaires : « Aucune arme de guerre n’a été utilisée » selon le procureur de la République

Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans son bureau, hier, Braman Koné, procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, a annoncé qu’il a ouvert une enquête à la Brigade de gendarmerie section recherche de Bouaké, à la suite des tristes évènements qui ont secoué la ville de Béoumi les 15, 16 et 17 mai derniers.


Après avoir décrit les circonstances qui ont conduit à un conflit ouvert entre les communautés Baoulé et Malinké, il a dressé, sur la base des enquêtes menées sur le terrain, un bilan provisoire consolidé. « Nous dénombrons, à ce jour, 11 décès, 108 blessés, 300 déplacés et d’importants dégâts matériels notamment des véhicules et des magasins incendiés, des habitations saccagées et vandalisées », a-t-il souligné.

Des informations ont circulé indiquant que des armes de guerre auraient été utilisées par les populations civiles. Sur cette question sensible, Braman Koné a été formel : « Il convient de préciser qu’au stade actuel de l’enquête, aucune arme de guerre n’a été utilisée. Par contre, les armes utilisées sont exclusivement des fusils de chasse traditionnelle », a-t-il insisté, lors des échanges avec les journalistes.


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