Yamoussoukro : le Premier ministre ivoirien estime qu’il ne peut y avoir de développement sans la paix

  • 23/09/2014
  • Source : AIP
Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a déclaré, lundi à Yamoussoukro (centre, région du Bélier), à l'occasion de la célébration des 25 ans de "Culture de la paix", que "le développement est le nouveau nom de la paix", estimant "qu'il ne saurait avoir de paix sans le développement et vice-versa."

"S'il est une certitude désormais admise que la construction de la paix se fait dans l'esprit des hommes et des femmes au moyen de l'éducation et de la culture, il apparaît tout aussi indiqué de s'appesantir sur la promotion du développement économique et social durable", a préconisé le Premier ministre, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget qui partageait ses pistes de réflexions sur les enjeux et défis relatifs à la restauration de la paix en Afrique.

"Il faut, par des progrès économiques soutenus et inclusifs, travailler activement à l'atténuation de la pauvreté dans nos communautés et dans nos pays", a insisté M. Kablan Duncan, indiquant qu'au nombre des causes de violences et de conflits se trouvent "la pauvreté, voire l'extrême pauvreté fortement aggravée par le chômage, notamment celui des jeunes qui se trouvent ainsi livrés aux tentations de tous ordres, y compris armées."

Soulignant le caractère "novateur et avant-gardiste" du concept de la Culture de la paix qui, 25 ans après sa naissance, a contribué "grandement" à la promotion de la paix en Afrique et dans le monde, le chef du gouvernement ivoirien recommande toutefois la promotion et l'approfondissement de la démocratie et la construction d'institutions fortes, pour protéger les citoyens contre les violences et garantir une stabilité politique durable.

Le chef du gouvernement ivoirien a, par ailleurs, encouragé le dialogue interculturel et religieux, afin de promouvoir la tolérance, l'acceptation mutuelle et le vivre ensemble.

"Cela est d'autant plus important que le développement des intégrismes religieux sur le continent et dans le monde constitue une nouvelle menace plus pernicieuse contre la culture de la paix, en ce qu'ils s'attaquent à l'esprit des hommes et des femmes", a-t-il expliqué.




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