Vavoua : Un enseignant abattu, ses meurtriers présumés arrêtés

Le commissaire Koko Hilaire, patron du commissariat de police de Vavoua, et ses éléments, viennent une fois encore, de débarrasser leur zone de compétence d'une véritable racaille composée de quatre membres. Ce sont Bamba Ibrahim dit ‘’la vipère’’, Doumbia Lamine dit ‘’Lamté’’, Sawadogo Abdoulaye dit ‘’Rougeau’’ et Bamba Yacouba dit ‘’le dinosaure ». Le dernier cité est présenté, lui, comme la tête-pensante du gang.


Accusés d'avoir abattu un enseignant à Vavoua, ils étaient depuis lors recherchés. Finalement, leur cavale prend fin le 27 septembre 2018. Nos sources expliquent que dans la nuit du dimanche 26 août 2018, l'instituteur Soumahoro Lasso, en service à l’Inspection primaire publique de Vavoua, est confortablement installé devant sa télé, à son domicile. Mais alors qu'il est tout tranquille, son destin va hélas, subitement basculer. C'est qu'aux alentours de minuit, des individus armés pénètrent dans sa demeure et l'abattent froidement, avant d'emporter sa moto.

Informés du drame, le commissaire Koko Hilaire et ses éléments se rendent sur les lieux et procèdent à un constat d'usage. Puis, ils ouvrent une enquête qui, un mois plus tard, aboutit à l'arrestation des meurtriers présumés. Interrogés, ces derniers qui se montrent assez « bavards », revendiquent une quarantaine d’attaques à main armée, dont celle de l'enseignant ayant viré au drame.

Sur ce coup-ci, Bamba Yacouba dit « le dinosaure », explique : « on lui a demandé de nous donner les clés de sa moto, et il a voulu se montrer résistant. C’est ainsi que mon acolyte qui était avec moi à l’intérieur de la maison, a ouvert le feu sur lui ». Et d'ajouter : « C’est vrai que nous sommes des gangsters, mais nous n’avons pas l’habitude de tuer ! ». A la suite de leurs aveux, c'est en toute logique, qu'ils sont déférés devant le parquet, à Daloa.

Cette autre opération de « nettoyage » menée par le commissaire Koko Hilaire et ses collaborateurs, malgré leurs maigres moyens logistiques est saluée par les populations de la commune chère au maire Bonaventure Kalou.  

 

Julien LENOIR