Un opposant appelle à une ‘’transition de 2 ans’’ à la fin du mandat de Ouattara

  • 01/03/2018
  • Source : APA
Pasteur Henri Tohou, président de l'Union Socialiste du Peuple (USP, opposition) a appelé, jeudi, à la mise en place d’un ‘’gouvernement de transition de deux ans ‘’ à la fin du mandat du président Alassane Ouattara pour, estime-t-il, ‘’régler tous les problèmes’’ avant une prochaine élection présidentielle.

Selon Henri Tohou, candidat malheureux aux élections présidentielles de 2010, ‘’les politiques ont échoué. Tout ce qu’ils nous apportent ce sont les crises avec leurs cortèges de morts’’, rappelant les élections de ‘’Laurent Gbagbo dans une crise avec Robert Guéï en 2000, de Alassane Ouattara avec Laurent Gbagbo en 2010 dans une autre crise plus meurtrière’’.

‘’Il est temps maintenant de s’arrêter pour changer de stratégie pour une paix durable en Côte d’Ivoire. Les élections n’ont jamais réglé une crise. C’est pourquoi nous proposons, à la fin du mandat du président Ouattara, un gouvernement de transition d’une durée de 2 ans pour régler tous les problèmes liés aux réformes politiques, de l’administration, de la justice, de l’armée… avant d’aller à des élections présidentielles’’, conseille-t-il.

Pour M. Tohou, il ne sert à rien de se précipiter ‘’à aller à une élection présidentielle en 2020 alors que les blocs qui se forment actuellement, se préparent, visiblement, à l’affrontement. Et nous aurons, à nouveau, à déplorer des morts. Ce n’est pas ça la Côte d’Ivoire que Houphouët-Boigny nous a laissée’’, plaide Henri Tohou.

Cette transition qu’il appelle de ses vœux, ‘’Ouattara, Bédié, Gbagbo, Wodié et toute l’ancienne classe politique doivent se retrouver avec la société civile ainsi que les guides religieux, dans une sorte de conférence nationale pour mettre, ensemble, en place les instruments de ce gouvernement de transition dont la mission sera d’aplanir tous les problèmes’’, explique Henri Tohou, dans une conférence de presse.

Par ailleurs, M. Tohou invite, également, le chef de l’Etat, ‘’au nom de la paix et de l’intérêt du pays à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) dont le président Youssouf Ouattara est forclos en procédant à la désignation de nouveaux membres majoritairement, issus de la société civile. Les partis y seront en tant qu’observateurs’’.

HS/ls/APA