RGPH 2014 dans le district d’Abidjan : Mambé engage les couches socio-administratives au succès de l’opération

  • 23/04/2014
  • Source : District d’Abidjan
Le gouverneur du District d’Abidjan, instruit que de le développement n’est possible, dans aucun pays du monde, si celui-ci n’a pas une idée sur le nombre de sa population, soucieux du bien-être de ses administrés, et voulant toujours engager en leur faveur des actions de développement se fondant sur des données chiffrées, a organisé, mardi 22 avril, à la salle Félix Houphouët-Boigny de l’hôtel du District, une rencontre d’échanges autour de la question du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH).

Cette rencontre, qui a réuni les chefs des 94 villages qui composent le District d’Abidjan, interfaces entre les communautés villageoises et l’administration, les leaders d’opinion, les sous-préfets, les responsables des jeunes et des femmes, les chefs des communautés religieuses et ethniques, a montré, à maints égards, le bien-fondé de l’opération de recensement des populations qui vivent sur le territoire ivoirien.
 
Robert Beugré Mambé, tout en saluant l’intérêt que le gouvernement attache au RGPH, a souligné que la cérémonie du jour vise à ce que les uns et les autres aient les informations les plus justes sur le recensement, "pour que chacun, en son âme et conscience, voit l’intérêt de l’opération".
 
Selon le patron d’Abidjan, "beaucoup de bailleurs de fonds, pour investir dans un pays et déterminer les conditions dans lesquelles ils doivent travailler", ont besoin d’un certain type d’informations. Et ces informations portent sur entre autres questions, celles liées au nombre d’habitants, de villages, d’hôpitaux, d’écoles, d’universités, de commissariats, de gendarmeries, d’étudiants, de médecins, etc.
 
Pour lui, ces questions sont purement techniques. Et l’opération du RGPH, a affirmé avec force conviction le gouverneur Mambé, "est un instrument de travail pour le développement de la Côte d’Ivoire". Elle n’a, selon lui, aucun relent politique. C’est également ce qu’a affirmé de directeur général de l’Institut national de la statistique (INS).
 
En effet, intervenant après le gouverneur Mambé, M. Ibrahima Ba a tenu à lever une équivoque. "Le recensement général n’est pas l’identification". Pour le DG de l’INS, le RGPH est une opération anonyme. Ce qui intéresse cette opération, qui cherche à établir des unités statistiques, ce sont le sexe, l’âge, profession des personnes recensées. Tandis que l’identification, elle, s’intéresse plutôt aux particularismes.
 
Concernant la polémique soulevée quant à la mention ethnique, il a indiqué que pour les statisticiens, l’ethnie et la religion sont deux variables qui leur permettent de reconstituer le fait culturel. Cette mention n’a donc pas à susciter une quelconque suspicion. Puis il a répondu à certaines préoccupations de l’assistance portées par des chefs de villages présents à la cérémonie.
 
Pour sa part, le préfet d’Abidjan a témoigné sa reconnaissance au gouverneur du District d’Abidjan pour l’opportunité qu’il a offert aux chefs de village de s’informer sur le RGPH. Car ces derniers, a souligné M. Sidiki Diakité, sont les relais pour toucher les populations. En tout état de cause, c’est "un grand motif de satisfaction de les avoir réunis pour leur donner les informations". Puis il a plaidé auprès des têtes couronnées, le cas des agents recenseurs, en leur demandant d’être à leurs petits soins pour leur permettre de mener à bien leur mission.
 
Source 
Dircom District d’Abidjan