Retour définitif de la Bad : la prophétie de Gbagbo se réalise.

  • 14/08/2014
  • Source : Notre Voie
Mardi 12 aout 2014. Aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’événement, ce n’est pas véritablement l’arrivée du président du groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Donald Kaberuka.

L’événement, c’est davantage la réponse concrète d’une demande formulée officiellement au cours des 45è assemblées annuelles de la Bad qui se sont tenues, du 24 au 28 mai 2010, à l’hôtel Ivoire. Le président Laurent Gbagbo avait réclamé et prophétisé sur le retour définitif de la Bad après l’élection présidentielle.

«Le temps n’est pas à la polémique. Le temps est à la Bad de revenir en Côte d’Ivoire. Toute la classe politique, tous les opérateurs économiques, tous les élus, la société civile, en accord avec le peuple de Côte d’Ivoire, demandent, par ma voix, à la Bad de revenir à son siège. La crise ivoirienne a déjà pris fin. Ce qui unit les fils et les filles de ce pays est plus grand que ce qui les divise. La tenue de ces assemblées dans la sérénité en est le signe. C’est un signal aux hommes d’affaires que ce pays n’a pas sombré. Nous avons une économie à reconstruire, c’est avec vous que nous allons le faire», a indiqué le président Laurent Gbagbo.
 
Quatre ans après, qu’est-ce qu’on célèbre ? La réponse. Positive. Une victoire dont se réclament, sans pudeur, tous ces «pères» qui ont pourtant entretenu et financé la rébellion armée et milité profondément pour le départ de la Bad d’Abidjan. 
 
Hier, Laurent Gbagbo l’a réclamé. Aujourd’hui, la Bad est de retour. Le grand symbole est la présence de Daniel Kaberuka en Côte d’Ivoire. Et avec lui, toute l’équipe opérationnelle de la Bad. En attendant la restauration définitive du siège (Plateau, rue des banques), c’est au Centre de commerce international d’Abidjan (Ccia) qu’il va prendre son quartier pour préparer le premier conseil d’administration post-retour qui se tiendra le 8 septembre prochain. 
Il convient de rappeler que le siège de la Bad avait été délocalisé à Tunis, en 2003, pour des raisons d’insécurité dues à l’instauration de la rébellion, le 19 septembre 2002. 
 
J-S LIA