Liberia : 28 ans après l’un des plus importants massacres de la guerre civile, des victimes retrouvent un suspect

Une plainte a été déposée lundi contre Moses Thomas, chef de l’unité anti-terroriste sous l’ancien président Samuel Doe. Il est soupçonné d’être l’un des auteurs de la tuerie de 1990, ayant fait 600 morts.


Ils avaient choisi un dimanche pour attaquer l’Église luthérienne Saint-Pierre de Monrovia. Ce 29 juillet 1990, plus de 2 000 hommes, femmes et enfants sont entassés dans ce lieu sacré, espérant y trouver un refuge. La plupart d’entre eux sont d’ethnie Mano et Gio, ils se savent suspectés de soutenir les rebelles de Charles Taylor et les hommes de Prince Johnson, désormais aux portes de la capitale. Les troupes du président Samuel Doe sont encerclées. Et aux abois.

Elles commettent alors l’un des plus importants massacres de la guerre civile libérienne : des soldats pénètrent dans l’Église et tuent pendant plusieurs heures. 600 personnes y trouvent la mort.

"Plainte pour meurtre, torture, crime de guerre et crime contre l’humanité"
Aujourd’hui, leurs restes reposent toujours dans des fosses communes à côté de l’Église luthérienne. Personne n’a jamais été jugé pour cette tuerie. Mais désormais, les rescapés vont pouvoir espérer obtenir une part de justice...


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