Le Mécanisme National de Surveillance Communautaire sur la Santé en Côte d'Ivoire présenté au ministère de tutelle et aux partenaires du système sanitaire ivoirien

Les acteurs de la société civile œuvrant dans le domaine de la santé ont présenté à leurs différents partenaires stratégiques le Mécanisme national de Surveillance Communautaire sur la santé en Côte d'Ivoire le mercredi 28 Août 2019 au terme d'un atelier qu'ils organisaient depuis le lundi 16 Août dernier à Abidjan Cocody.


Suite au dialogue national sur la santé organisé en février 2019 par l'Etat de Côte d'Ivoire et le dialogue communautaire organisé avec l'appui de l'ONUSIDA Côte d'Ivoire du 15 au 17 Mai 2019, la société civile ivoirienne œuvrant dans le secteur de la santé dans sa volonté de contribuer à l'amélioration des interventions en direction des populations a pu asseoir un dispositif de plaidoyer, de contrôle citoyen de l'action publique et de redevabilité des acteurs du secteur de la santé, notamment l'Etat, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.

Avec l'appui financier de l'Onusida et à l'initiative de l'ITPC (coalition internationale pour la préparation aux traitements) s'est tenue à Abidjan une série d'ateliers pour la conceptualisation du Mécanisme national de surveillance communautaire sur la santé en Côte d'Ivoire en lien avec un document cadre majeur en matière de santé, le plan national de développement sanitaire 2016-2020.

S'exprimant au nom de tous les acteurs de la société civile ayant participé au processus de mise en oeuvre du mécanisme, Laurent Gbanta  (Participant), a tenu à remercier l'Onusida, principal partenaire technique et financier du projet dont le soutien a été sans faille tout au long du parcours.

"Mesdames et messieurs, c'est le lieu d'exprimer ici notre reconnaissance et notre profonde gratitude à ONUSIDA qui a permis aux organisations de la société civile dans leur diversité de parler d'une même voix à travers le dispositif actuel dans le soucis d'une meilleure coordination des interventions communautaires dans la réponse multi-sectorielle prônée par l'Etat de Côte d'Ivoire". S'est réjouit M. Gbanta.

Pour Mme Brigitte Quenum, Directrice pays de l'Onusida, c'est naturellement que l'institution qu'elle dirige a décidé d'accompagner l'ITPC dans le processus de mise en place du mécanisme car consciente du rôle clé que joue la société civile dans l'accompagnement de la réponse nationale.

"Parce qu'on est conscient du rôle de la société civile dans l'accompagnement de la réponse nationale, c'était important pour nous de continuer à l'accompagner ." A affirmé la Directrice.

Elle a par la suite salué non seulement la démarche de la société civile quant à l'idée de mettre en place un tel dispositif mais aussi le fait de l'avoir étendu à tout le domaine de la santé et non au VIH Sida seulement.

Le taux encore élevé des malades infectés du VIH, le taux de mortalité important causé par le paludisme, l'incidence de la tuberculose, l’accès limité au planning familial dans les établissements sanitaires des régions, la morbidité et la mortalité néonatale élevée et préoccupantes et le nombre insignifiant des indicateurs permettant d'apprécier le niveau de performance des actions réalisées en matière de prévention, de promotion, de santé et de médecine de proximité (liste non exhaustive). 

Tel se décline le constat ayant amené les acteurs de la société civile conduits par l'ITPC et appuyés par l'Onusida à mettre en place cet outil qui contribuera à améliorer le système sanitaire ivoirien en renforcement aux activités que mène déjà l'Etat de Côte d'Ivoire dont les efforts sont à saluer.

Un document conceptuel a donc été élaboré après des ateliers de réflexions, de conceptualisation, de formalisation et de validation permettant ainsi à la société civile ivoirienne de présenter ce mercredi 28 Août 2019 le mécanisme aux différents partenaires qui appuient la santé en Côte d'Ivoire.

Alain Manouan, Directeur de l'observatoire régionale communautaire sur le traitement en Afrique de l'ouest, par ailleurs représentant l'ITPC, rappelant le processus de mise en place du mécanisme, a tenu à préciser qu'il n'est pas une structure supranationale, c'est juste un dispositif qui permettra à tous les acteurs de la santé en Côte d'Ivoire d'aller dans une direction bien déterminée.

"La société civile en invitant ce jour les partenaires techniques et financiers s'attend à ce que ces derniers apportent une contribution technique à travers des commentaires constructifs pouvant permettre d'améliorer le document conceptuel, à l'accompagnement dans la mise en oeuvre notamment par le respect et la dynamique qui est entrain d'être mise en place, et enfin à un appui technique et financier pour faciliter l'opérationnalisation du mécanisme". A affirmé Alain Manouan.

Il faut noter que dans le but de jouer pleinement son rôle afin d'améliorer les différents aspects de la santé en Côte d'ivoire, le mécanisme s'est attribué les missions telles que le suivi de la mise en oeuvre des engagements, des directives nationales et internationales prises par l'Etat en matière de santé, aussi, veiller à une meilleure allocation et une gestion efficiente des ressources mises à la dispositions des acteurs de la santé, ensuite mettre en place un système unique d'informations stratégiques communautaire permettant de suivre les objectifs en matière de santé et enfin renforcer la collaboration entre acteurs de la société civile pour un meilleur contrôle des interventions pour la qualité, l'accession et l'utilisation de l'offre de service de santé.
 
Varol