Judo : la fédération iranienne suspendue pour avoir empêché un combat contre un Israélien

La Fédération internationale de judo a confirmé mardi la suspension de la fédération iranienne, ainsi menacée de ne pas pouvoir participer aux JO de Tokyo. En août, un judoka iranien avait subi des pressions pour ne pas combattre contre un Israélien.


Suspendue à titre conservatoire le 18 septembre par la Fédération internationale de judo (IJF), la fédération iranienne a vu, mardi 22 octobre, sa sanction confirmée jusqu'à nouvel ordre par l'autorité du judo mondial, pour avoir obligé l'un de ses membres à perdre afin d'éviter de rencontrer un athlète israélien lors des Mondiaux de Tokyo.

En août dernier, Saeid Mollaei, champion du monde sortant de la catégorie des moins de 81 kg, s'était incliné successivement en demi-finales, puis dans son combat pour une troisième place, se classant finalement cinquième.

Le judoka de 27 ans avait alors expliqué avoir subi des pressions des autorités iraniennes en ce sens, afin de ne pas combattre contre un Israélien en finale, en l'occurrence Sagi Muki, finalement médaillé d'or.

Une violation des règlements

L'IJF a estimé, dans sa décision finale rendue publique mardi, que les pressions de sa fédération envers le judoka iranien constituaient une violation de ses règlements concernant "le respect de l'esprit olympique (...), du principe de neutralité politique et d'universalité", ainsi qu'une manipulation du résultat d'une compétition.

En conséquence, la commission disciplinaire a conclu à une suspension de l'Iran "de toutes les compétitions organisées par l'IJF jusqu'à ce que (le pays) apporte de fortes garanties de son respect des statuts de l'IJF et que ses membres acceptent de combattre contre des Israéliens".

Une mesure qui peut être contestée

C'est un coup dur pour l'Iran à neuf mois des Jeux olympiques de Tokyo, le judo constituant l'un de ses points forts. Mais la décision peut être contestée par le pays devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) dans un délai de 21 jours.

Avec AFP