Journée internationale des enfants-soldats : la Côte d’Ivoire a réussi leur réinsertion (Unicef)

  • 11/02/2014
  • Source : AIP
La Côte d’Ivoire ne compte plus d’enfants soldats depuis 2008 grâce notamment au plaidoyer de l’Unesco qui a permis une prise de conscience de la nécessité de ne pas les associer aux affres de la guerre, a déclaré lundi, le porte-parole de l’UNICEF à Abidjan, Vigno Louis, en prélude à la célébration, mercredi, de la Journée internationale des enfants-soldats.

"L’Unicef n’a pas réactivé le programme d’assistance et de réinsertion des enfants-soldats depuis 2008 en Côte d’Ivoire parce que le plaidoyer que nous avons fait auprès des différents protagonistes en faveur de leurs droits s’est couronné de succès", a déclaré M. Vigno lors d’un entretien avec l’AIP.
 
Selon M. Vigno, "ce plaidoyer a facilité la prise de conscience de la nécessité de protéger les enfants des affres de la guerre", de sorte que lors de la crise postélectorale de 2011, "peu ou pas d’enfants-soldats n’ont été recensés dans les différents camps au conflit".
 
L’ancienne rébellion des Forces nouvelles et des milices soutenant le pouvoir alors en place avaient été épinglées en 2006 par les Nations Unies lorsqu’il était apparu qu’elles avaient recruté 4.000 enfants dans leurs rangs depuis le début du conflit en septembre 2002.
 
Se basant sur le rapport annuel 2007 des Nations Unies sur les enfants dans les conflits armés, selon lequel ces milices ont cessé de recruter des enfants dans leurs rangs, la Côte d’Ivoire avait été rayée, en 2008, de la liste mondiale des recruteurs d’enfants établie par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Aujourd’hui, la RD Congo, la Centrafrique et le Soudan du sud y figurent en bonne place.
 
Selon l’UNICEF, 250.000 à 300.000 enfants soldats - des garçons et des filles de moins de 18 ans - sont mêlés à plus de 30 conflits dans le monde. Ils sont utilisés comme combattants, coursiers, porteurs ou cuisiniers, et pour fournir des services sexuels. Certains sont recrutés de force ou enlevés, d'autres s'enrôlent pour fuir la pauvreté, la maltraitance et la discrimination, ou pour se venger des auteurs d'actes de violence commis à leur encontre ou contre leur famille.