Grèves des enseignants: ''Les choses sont en train de se dénouer'', assure Amadou Gon Coulibaly

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, rassure les parents d’élèves et toutes les populations, quant à la reprise prochaine des cours dans l’ensemble des écoles en Côte d’Ivoire.


Amadou Gon Coulibaly s’exprimait ce jeudi 21 mars 2019, à l’occasion d’une adresse à la presse, à l’auditorium de la Primature à Abidjan.

Il en veut pour preuve les discussions qui se sont déroulées dans une ambiance cordiale entre le Comité interministériel présidé par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mabri Toikeusse et les responsables syndicaux. « Les choses sont en train de se dénouer », s’est-il réjoui. En rappelant la décision prise par les enseignants d’appeler à la reprise effective, à l’issue d’une Assemblée générale le samedi 23 mars 2019, qu’ils comptent organiser et le dégel des comptes de certains enseignants sanctionnés. « Nous avons bon espoir que la question sera derrière nous et que dès lundi prochain, les cours reprendront sur l'ensemble du territoire », a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement a, toutefois, déploré les circonstances de ce mouvement des enseignants. Pour lui, « la grève n’était pas légitime ». Ce qui a conduit à retenir des salaires de ceux qui ont fait la grève. Donnant les raisons, Amadou Gon Coulibaly cite, entre autres, les actions menées par le gouvernement depuis 2013, en vue d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants et des fonctionnaires en général. Les avancements indiciaires qui coûtent « 126 milliards de F Cfa par an à l’État », des engagements qui étaient pris par le régime précédent en 2007 et qui ont été appuyés d’effets financiers à plus de « 42 milliards de F Cfa » par le gouvernement actuel, les stocks d’arriérés de salaires payés à hauteur de « 39 milliards de F Cfa en 2018 » et un montant de « 44 milliards de F Cfa inscrit au budget 2019 pour ces arriérés de salaires ».

Sur la base de ces actions, selon le Premier ministre, il était question que les fonctionnaires et spécifiquement les enseignants observent la période de trêve sociale telle que signée avec le gouvernement et « s’interdisent de faire la grève pendant 5 ans », pour permettre à l’État d’honorer continuellement les engagements pris.

A l’issue du Conseil des ministres du mercredi, le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Touré, a déploré les violences qui ont émaillé les manifestations de mardi et les arrestations qui en ont suivi.

Edouard KOUDOU