Grand-Bassam: Un informaticien trouve la mort à la suite d'une sortie-détente de sa société

Duffi Kaufy Lazare, la cinquantaine, informaticien, marié et père de sept enfants, n'est plus de ce monde. L'homme, participant le samedi 3 novembre 2018 à Grand-Bassam à une sortie-détente de son entreprise, à savoir la société de sécurité « Flash intervention », a reçu un violent choc le plongeant dans un coma profond. Coma dont il n'a pu sortir, puisqu’il est mort deux semaines plus tard. Soit le 18 novembre 2018, dans une polyclinique à Cocody. A la suite de ce drame, le responsable commercial de sa société, répondant aux initiales S.A., est arrêté. Il est suspecté d'être le porteur présumé des coups ayant occasionné la mort.


Mais comment comprendre cette histoire dramatique? Qu'est-il arrivé exactement au cours de cette partie de détente à la plage à Grand-Bassam, pour que Duffi Kaufy Lazare soit arraché ainsi brutalement à l'affection des siens ? L'informaticien dont le père, retraité et malade, ne comptait que sur son fils pour lui assurer ses soins de santé. Et que dire de la veuve et de ses orphelins, dont le rêve de profiter de la chaleur de ce mari et de ce père, s'est à jamais brisé, à l'orée des fêtes de fin d'année ?

De sources proches de la famille du défunt, on apprend que bien avant ce qui va arriver, Duffi Kaufy Lazare informe son épouse de ce que son entreprise entend organiser une sortie-récréative à Grand-Bassam. Mais curieusement, l'informaticien dit n'avoir pas un bon pressentiment vis-à-vis de cette sortie-détente, sensée pourtant récréer et raffermir les liens entre les agents et leurs responsables. Mais pourquoi ce ressentiment ? Là, il soutient ne pas comprendre lui-même.

Mais voilà que la date approche et cette fois, l'informaticien revient sur sa première décision, en indiquant qu'il sera bel et bien de la partie. Ainsi, le samedi 3 novembre 2018, date de la sortie, Duffi Kaufy Lazare entend d'abord passer du bon temps avec ses enfants dont leur mère est absente pour raison d'obsèques. C'est pourquoi, lorsque son collègue vient le chercher à son domicile, pour le siège de leur société, leur lieu de ralliement, l'informaticien le prie de le devancer.

Plus tard, après avoir rempli ses gosses de son amour, hélas, la dernière chaleur à leur offrir, Duffi Kaufy part enfin retrouver sa famille professionnelle, et tous embarquent dans un véhicule, pour la ville balnéaire de Grand-Bassam. Espérant tous, d’agréables moments de convivialité entre collègues. Malheureusement.

De fait, aux environs de 18h, des membres de la famille de Duffi Kaufy, notamment son épouse et papa Duffi, reçoivent une information à donner froid dans le dos, sur leurs téléphone-portables. Une information faisant état de ce que, tantôt suite à une bousculade, tantôt suite à une chute, l'informaticien à « Flash-intervention », est admis dans un état grave, à l’hôpital général de la ville Grand-Bassam.

Sans perdre de temps, le père de Kaufy joint son neveu résidant à Grand-Bassam, pour qu'il aille s'imprégner des faits. Lorsque ce dernier, Y. Émile, se déporte à l’hôpital, en salle de soins, le constat qu'il fait, est terrible. Et de ses propres termes lorsqu'il joint son oncle, il dira : « Duffi Kaufy est dans un état qu'on croirait consécutif à un grave accident de voiture ».

Peu après, c'est Y.B. qui se présente à Y. Émile comme étant le Directeur des ressources humaines de la société qui emploie Duffi. Cet homme qui est celui-là même qui a joint la famille Duffi, soutiendra que l'informaticien a bu trop d'alcool, au point de se retrouver dans un état éthylique. Un état, poursuit-il, qui lui fera perdre l'équilibre, avant de connaître une chute violente.

Toujours à en croire nos sources, Y. Émile tombe des nues face à ces explications qui à son sens, ne tiennent pas la route. Car, comment comprendre que son cousin qui, observant fermement les recommandations de son médecin, ne s'est plus approché de l'alcool, il y a belle lurette, puisse s'enivrer, jusqu'à ne plus tenir sur ses jambes ? Et quelle est cette prétendue chute qui lui a quasiment bousillé le visage ? Non, Y. Émile n'en croit pas un seul mot.

Ces doutes, d'ailleurs, viendront être renforcés un peu plus tard. C'est que, des indiscrétions parvenues à la famille du blessé, livrent des informations carrément aux antipodes de celles données par le Directeur des ressources humaines.

Ces sources-là, précisément des collègues qui préfèrent garder l'anonymat, confient autre chose aux parents de Duffi Kaufy, notamment à son épouse qui effectue le déplacement sur Grand-Bassam. Elles révèlent, en effet, à la dame, qu'il y a plutôt eu une altercation entre l'informaticien et le responsable commercial de la société, qui lui, répond aux initiales S.H. Et ce sont ces violents coups à lui administrés par son adversaire, une véritable force de la nature, doublée d'un pratiquant des arts martiaux, qui ont mis Duffi Kaufy dans cet état physique lamentable.

Lorsque la famille du grabataire veut en savoir davantage auprès des responsables, les esprits s’échauffent. Et le Drh indique aux parents du blessé grave, que dès lors qu'ils sont là, lui et ses collègues peuvent tranquillement rentrer chez eux. Mais avant de s'arracher de là, l'un d'eux, de peau blanche, remet la somme de 20 000 F Cfa. De l'argent devant, selon lui, servir à l'achat du carburant de l'ambulance qui va évacuer Duffi Kaufy au Chu de Yopougon, qui a un plateau technique beaucoup plus adapté à s'occuper de ce cas critique.

Évacué aux urgences du Chu de Yopougon, les praticiens, ici, demandent d'abord qu’un scanner de la tête soit fait, afin qu'ils apprécient au mieux, les dégâts. Finalement, Duffi Kaufy est transféré dans une polyclinique à Cocody. C'est en ces lieux, qu'un scanner révèle plusieurs fractures et commotions cérébrales...


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