Gouvernance économique: la Côte d'Ivoire bascule en mode budget-programme en 2020

Le gouvernement ivoirien a adopté mercredi une communication relative au basculement de la gestion des finances publiques en mode budget-programme à compter du 1er janvier 2020, a dit son porte-parole Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.


« Le budget-programme est un mode de gestion des finances publiques  initié par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) avec  pour objectif d’insuffler une plus grande cohérence entre les objectifs  de développement et les allocations budgétaires de sorte à accroître  l’efficacité de la dépense », a expliqué M. Sidi, face aux caméras.  

Ce  nouveau mode de gestion, ajoutera-t-il, se caractérise par « une  nouvelle approche de l’élaboration et de l’exécution du budget de l’Etat  en mettant l’accent sur les priorités de moyen et long terme, associées  à des objectifs de résultats ».  

Contrairement  au budget annuel, il a fait observer que « le budget-programme sera  élaboré et présenté pour une période de trois ans », relevant qu' « en  lieu et place des titres, le budget sera voté désormais par programme et  par dotation dans le cadre de son exécution ». 

Ce  budget introduit notamment des acteurs dénommés responsables de  programme qui auraut en charge l’élaboration et la mise en œuvre  du  programme du département ministériel sous la supervision d’un dispositif  de contrôle interne renforcé.

Il est prévu la  mise en place d’un cadre juridique adéquat, ainsi que la conception des  outils de gestion et la formation des acteurs clés du système. Le 1er  janvier 2020 marquera le basculement effectif de la Côte d'Ivoire vers  la gestion budgétaire en mode budget-programme.   

Par  ailleurs, le porte-parole du gouvernement ivoirien a indiqué que le  coût des exonérations fiscales et douanières accordées à fin décembre  2018se chiffrent globalement à 341,5 milliards de Fcfa. Elles affichent  une réduction de 18,5 milliards Fcfa, soit 5,2% par rapport au niveau  enregistré en 2017.

Quant au montant des  exonérations accordées en 2018 au titre de la fiscalité de porte, il  représente 64,5% des dépenses fiscales contre 35,5% pour celles liées à  la fiscalité intérieure. Les secteurs ayant majoritairement bénéficié de  ces exonérations sont principalement l’industrie et les services.  

 

AP/ls/APA