Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté a appelé ce jeudi 23 juillet 2026 à Abidjan, à une réponse africaine collective pour accélérer la transformation du continent grâce au financement de l’industrialisation.
Le ministre a lancé cet appel, lors de la rencontre ministérielle conjointe de l’Union africaine consacrée à la 9ᵉ Session conjointe du Comité technique spécialisé sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration, ainsi qu’à la 5ᵉ Session du Comité technique spécialisé sur le Commerce, le Tourisme, l’Industrie et les Ressources minérales.
Placée sous le thème « Financement de l’industrialisation en Afrique pour un développement durable », cette rencontre réunit plusieurs ministres africains, des représentants de la Commission de l’Union africaine, des institutions financières régionales et internationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreuses délégations venues de différents pays du continent.
Kalil Konaté a souligné l’urgence pour l’Afrique d’accélérer son industrialisation, estimant que « l’Afrique n’a plus d’autre choix que de s’engager résolument sur la voie de l’industrialisation ».
S’appuyant sur l’expérience de la Côte d’Ivoire, il a mis en avant les efforts engagés sous le leadership du Président de la République, Alassane Ouattara, pour faire de l’industrialisation et de la transformation locale des matières premières des moteurs de la croissance, de la création d’emplois et de la diversification économique.
Cette ambition est au cœur du Plan national de développement (PND) 2026-2030, qui prévoit la mobilisation de plus de 114 800 milliards de francs CFA d’investissements, dont 70,2 % devraient être portés par le secteur privé, avec pour objectif de porter la contribution de l’industrie à près de 25 % du PIB à l’horizon 2030.
Face aux défis liés au financement, le ministre Kalil Konaté a plaidé pour « une véritable architecture africaine du financement de l’industrialisation », fondée sur la mobilisation de l’épargne, le renforcement des institutions financières et des marchés de capitaux africains, l’attraction des investissements privés et le développement des partenariats public-privé.
« Aucun de nos États ne pourra relever seul ce défi », a-t-il insisté, appelant à une réponse « collective, coordonnée et fondée sur une solidarité africaine renforcée ».
Représentant le Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a officiellement ouvert les travaux au nom du président de la République, Alassane Ouattara.
Cette rencontre constitue une plateforme de réflexion stratégique sur les mécanismes susceptibles de mobiliser davantage de ressources en faveur de la transformation structurelle des économies africaines et de l’accélération de leur industrialisation.
Les travaux devraient ainsi aboutir à des recommandations concrètes et à une feuille de route claire destinées à éclairer les futures décisions des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine et à contribuer à la construction d’une Afrique plus industrialisée, plus intégrée, plus compétitive et plus prospère.
(AIP)
zaar
Le ministre Kalil Konaté, lors de son allocution, à la rencontre ministérielle conjointe sur le financement de l'industrialisation, jeudi 23 juillet 2026 à Abidjan