Euro-2021 et Covid-19 : un protocole sanitaire lourd pour une compétition hors normes

  • 10/06/2021
  • Source : France 24
Repoussée d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, la 16e édition du Championnat d'Europe de football commence vendredi. La situation sanitaire va impacter grandement le quotidien des vingt-quatre équipes en compétition, ainsi que celui des spectateurs.

L'attente touche à sa fin. Vendredi 11 juin, à Rome, la Turquie et l'Italie lancent cet Euro-2021 particulier. Cette édition se veut spéciale à bien des égards. Déjà, il s'agit de la première à ne pas se dérouler dans un ou deux pays-hôtes, mais dans onze (douze prévus à l’origine). Telle était la volonté de l’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, pour le 60e anniversaire de l’Euro. L'autre facteur particulier de cet Euro-2021, c'est bien sûr le Covid-19.

Du public dans tous les stades

L'UEFA s'est adaptée au contexte sanitaire. Le 23 avril, son comité exécutif a confirmé que tous les matches accueilleront du public à différents niveaux, calculés en fonction des règles propres à chaque pays.

Budapest veut ainsi remplir la Puskas Arena à 100 % (61 000 spectateurs). La Hongrie est le seul pays à viser un stade plein. Bakou et Saint-Pétersbourg promettent une jauge à 50 % (respectivement 31 000 et 30 500 spectateurs). Pour les autres, ce sera entre 22 et 33 % des capacités de chaque stade.

L'UEFA a dû prendre des décisions importantes. Bilbao n’étant pas en mesure de garantir qu’il pourrait accueillir du public à environ 25 % des capacités du stade San Mamés, et la ville basque a été remplacée par Séville. Une situation similaire a poussé l'UEFA à retirer l'Irlande de la liste des pays-hôtes de l'Euro-2021 ; les quatre matches prévus à l'Aviva Stadium de Dublin ont été réattribués à Londres et Saint-Pétersbourg.

"Je suis vraiment satisfait que nous soyons en mesure d’accueillir des spectateurs lors de tous les matches, pour cette grande fête du football des équipes nationales sur l’ensemble du continent", s’est félicité Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA.

Vaccins, tests et masques pour les spectateurs

Les spectateurs, notamment ceux venant de l'étranger, devront montrer patte blanche. Plusieurs villes n'autoriseront l'accès aux stades que sur présentation de l'un de ces trois justificatifs : un certificat de vaccination complète contre le Covid-19, un certificat de contamination antérieure ou d’un test PCR/test antigène négatif datant de moins de 72 heures.

Des exceptions pourront s’appliquer. À Amsterdam, une attestation de vaccination complète ne suffira pas : les spectateurs devront aussi présenter un test négatif en plus. Du côté de Budapest, le personnel contrôlera la température des fans et refusera l'accès aux personnes ayant une température supérieure ou égale à 37,8°C. Dans certaines villes, les tests seront payants.

Les gestes barrières seront encore appliqués partout, avec là aussi des particularités possibles. À Munich, par exemple, les spectateurs devront impérativement porter un masque de type FFP2. Pour accéder aux stades, un système d’entrées échelonnées devrait aussi être appliqué.

Les conditions de déplacement seront propres à chacun des onze pays organisateurs. Les détails spécifiques à chacun sont indiqués sur cette page sur le site de l’UEFA. Des difficultés sont redoutées car certains pays comme le Royaume-Uni sont stricts et exigent plusieurs jours de quarantaine. Mais des assouplissements sont à l’étude pour éviter tout couac. L’UEFA veut que cet Euro soit une compétition "sûre et festive"...Lire la suite sur France24



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