Enseignement supérieur et recherche scientifique: Faire des Universités et des grandes écoles des piliers du développement

« Le renouveau de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique que notre pays appelle de tous ses vœux, reposera sur les valeurs partagées, à savoir, la culture de l’excellence, la responsabilité, la solidarité, le dialogue, la cohésion sociale et la paix », a indiqué, ce lundi 17 juin 2019, le Dr Abdallah Mabri Toikeusse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.


C’était, à l’Ivoire Golf club d’Abidjan, à l’ouverture, de la concertation nationale sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. Pour le premier responsable de ce département, cette concertation nationale répond à un « besoin réel de prendre en compte les contingences actuelles pour mieux préparer demain.» Mais avant, le Dr Mabri Toikeusse a rappelé que les analyses diagnostiques réalisées, deux décennies, ont permis d’identifier les défis les défis auxquels sont confrontés ce secteur.

Ces défis portent fis, a-t-il souligné, sur l’accès à l’enseignement supérieur, l’équité dans l’enseignement supérieur, la qualité et la pertinence de la formation dispensée, la gouvernance des établissements, le financement de la formation, l’environnement juridique et la coopération.

Selon lui, cette concertation nationale constitue donc une opportunité pour actualiser l’analyse diagnostique du secteur. Et devrait permettre d’élaborer une politique nationale cohérente et les orientations stratégiques du système d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « L’action qui nous conduira à la solution efficace (…) s’appuiera sur la vision du Chef de l’Etat qui place l’excellence au cœur du développement économique, social, politique et culturel de la Côte d’Ivoire », a affirmé le Dr Abdallah Mabri Toikeusse. Et d’ajouter que pour traduire dans les faits cette vision, les autorités ivoiriennes affichent la volonté d’offrir aux jeunes une formation académique et professionnalisé de qualité. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire, dira-t-il, entend conduire une recherche scientifique compétitive en relation avec l’ensemble des partenaires scientifiques et industriels.

Pour sa part, le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a affirmé que le gouvernement attend  beaucoup de cette rencontre. Surtout l’actualisation de l’analyse diagnostique de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ainsi que des recommandations. Ces résultats, dira-t-il, permettront au gouvernement de résoudre  des problèmes structurels liés à ce secteur.  Pour lui, tout cela ne peut être possible que dans un climat de paix et de cohésion sociale. C’est pourquoi, il a appelé à la responsabilité et à l’engagement de tous les acteurs  pour faire des universités et des grandes écoles des temples du savoir.

La représentante de l’Unicef, a au nom des partenaires techniques et financiers, a salué la pertinence du thème de ces assises qui porte sur « Quel système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique pour une Côte d’Ivoire émergence ? » Cette concertation nationale a reçu le soutien du Cames dont le secrétaire général s’est réjoui de la tenue de cette rencontre.

A noter que le Professeur Saliou Touré, ancien ministre de l’Enseignement supérieur est le président du comité scientifique de cette concertation nationale.

Salif D. CHEICKNA