Elections sociales en Côte d’Ivoire: UNATR-CI et Humanisme appellent à des scrutins inclusifs

L'Union nationale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UNATR-CI) et la Centrale syndicale humanisme (CSH), deux organisations syndicales des travailleurs ivoiriens, ont appelé le ministère ivoirien de l'emploi et de la protection sociale à organiser des élections sociales «démocratiques et inclusives».


« Il faut l'existence d'un guide électoral consensuel et le respect de l'esprit des conclusions consensuelles de l'atelier de Grand-Bassam des 21,22 et 23 janvier 2019. Monsieur le ministre, pour des élections professionnelles inclusives et participatives, l'UNATR-CI et Humanisme sollicitent votre volonté de travailler à faire du processus des élections sociales, un processus véritablement démocratique », rapporte une correspondance de ces deux centrales syndicales adressée à Pascal Abinan Kouakou,  le ministre de l'emploi et de la protection sociale et remise jeudi à APA lors d’une conférence de presse.

Auparavant, les deux organisations ont accusé des collaborateurs de M. Abinan « d'entretenir l'exclusion » contrairement aux conclusions de l'atelier de Grand-Bassam en confiant à la Commission consultative du travail ( CCT), « une structure où ne siègent pas l'UNATR-CI et Humanisme», le soin « d'adopter les textes» devant organiser la reprise de ces élections sociales ».

« Les délibérations de la CCT, le 09 août 2019, ne sauraient engager l'UNATR-CI et Humanisme. Par conséquent, elles ne peuvent nous être imposées », souligne le courrier signé par MM. Kodibo Yves et Soro Mamadou, respectivement secrétaire général de l'UNATR-CI et secrétaire général de «Humanisme».

Rappelant les objectifs de l'atelier de Grand-Bassam organisé en janvier dernier par les autorités ivoiriennes avec les acteurs syndicaux, ces deux organisations ont relevé que cette rencontre visait à déterminer le mode opératoire et le chronogramme des activités de ces élections sociales.

« Les travaux de cet atelier qui se sont déroulés selon les règles du tripartisme, ont produit de bonnes recommandations. Malheureusement vos collaborateurs ( les collaborateurs du ministre Abinan Kouakou),  désignés à l'effet de conduire le processus, ont fait fi de ces recommandations et ont tenté de faire un forcing, avec un calendrier impossible à tenir», ont dénoncé les deux syndicats.

LB/ls/APA