Donald Trump veut réformer l’ONU pour la rendre plus efficace

  • 19/09/2017
  • Source : RFI
Pour sa première journée à l'ONU, le président américain a voulu frapper fort. Ce lundi 18 septembre, à la veille du débat général, Donald Trump a présenté un projet de réforme des Nations unies, dont les contours restent cependant très vagues. L'idée générale est de rendre l'organisation internationale plus efficace.

Après le bâton, la carotte. Donald Trump, qui n'avait pas ménagé ses critiques envers l'ONU, se dit à présent prêt à coopérer avec l'organisation pour la rendre plus performante. Le président américain souhaite « dégraisser » l'administration jugée boursoufflée, réduire la contribution financière de son pays et mieux définir les objectifs des opérations de maintien de la paix.

« Je suis confiant que si nous travaillant ensemble en vue d'obtenir de vraies réformes courageuses, les Nations unies vont devenir une force plus performante, plus forte, plus juste pour la paix et l'harmonie dans le monde », a-t-il ainsi déclaré ce lundi.

Donald Trump peut compter sur le soutien du secrétaire général de l'ONU. Selon Antonio Guterres l'organisation doit se concentrer sur les gens et non sur la bureaucratie : « Pour servir les gens que nous appuyons et les gens qui nous appuient, nous devons être agiles et performants, flexibles et efficients. Et nous devons agir de cette façon pour être à la hauteur des valeurs de la charte des Nations unies ».

La France, qui n'a pas été associée au projet, a décidé de l'appuyer, sans grand enthousiasme. « Comme toute institution, son fonctionnement reste perfectible. Nous en sommes tous convaincus. C'est pourquoi la France soutient pleinement le secrétaire général dans sa volonté de réformer l'organisation pour la rendre plus efficace, plus transparente, plus réactive », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Reste à mettre toutes ces déclarations en œuvre. Pour l'instant une soixantaine de pays ne soutiennent pas encore l'initiative. Mais une réforme de cette envergure nécessite le consensus de tous les Etats membres.