District de Yamoussoukro : Un commando armé sème la panique

  • 11/09/2014
  • Source : Soir Info
Les populations de plusieurs localités d’Attiégouakro, dans le District autonome de Yamoussoukro, et de la Sous-préfecture d’Angonda, dans le département de Toumodi, ont passé des moments particulièrement mouvementés, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre 2014.

A l’origine de ce calvaire qui restera gravé dans leur mémoire, une attaque menée à partir de «Morokinkro», village situé dans le département d’Attiégouakro, par des individus lourdement armés. Au bilan, on dénombre des blessés graves dont, au moins, un par balles, une importante quantité d’or et plusieurs autres biens matériels emportés.

A en croire les informations de sources proches de ce dossier, le fameux Commando constitué de sept gaillards, roulant à motos, armés de fusils de guerre de type kalachnikov mais aussi de pistolets automatiques et autres calibres douze à canons sciés, a fait irruption dans ledit village aux alentours de 1h du matin. La première destination de la bande armée, sera le domicile de la défunte chef de ce village d’environ 2.000 âmes.

Une fois chez feu nanan Kakou Amenan Hélène, les assaillants, comme pour signaler leur présence, ainsi que pour annoncer leurs intensions, libèrent plusieurs coups de feu de sommation. La peur s’empare des populations, même si quelques villageois, et notamment N’Goran alias Guédégba, Serge et Koffi Frédéric, mais aussi deux autres, sortent pour voir ce qu’il se passe. Très vite, ils seront maitrisés et fait otages par ces bandits qui avaient littéralement pris possession de tous les coins et recoins du village.

Ces 5 malheureux villageois qui ont daigné braver l’avertissement des visiteurs nocturnes, seront copieusement torturés et molestés, jusqu’à sang avant d’être mis hors d’état de nuire, car ligotés. Chez le chef, ces indélicats hommes armés font main basse sur une importante quantité d’or, de l’argent et tous les attributs de chef coutumier. Dans leur rage, les assaillants, très excités, ouvrent le feu sur un des villageois plus connu sous le pseudonyme de «Café Boué-Boué». Cet adulte, frère cadet d’un Colonel à la retraite, est grièvement blessé pas balles. Il a été évacué aux urgences du Chr de Yamoussoukro, où il a reçu les premiers soins. Avant d’être transporté, plus tard, dans un village de Toumodi, en vue de recevoir un traitement pour la rééducation.

J.B, le chaufest, lui aussi, blessé alors qu’il est visité. Après,  le domicile du chef du village, le gang se rend chez le vieux Oka et son fils Koffi. Ces derniers sont tabassés et contraints sous la menace des armes, de se débarrasser de tous leurs biens précieux. Une forte somme d’argent a été emportée des lieux. On peut dire que K.K Babo, apprenti chauffeur , a eu de la chance. Car Dieu seul sait ce qui allait lui arriver si ces hommes armés qui disaient le rechercher activement, l’avaient aperçu.


Plusieurs coups de feu

Après Morokinkro, le Commando armé, accompagné de ses 3 otages, met le cap sur Aka-Yaokro, un village situé non loin de là. Sur place, Koffi Kouadio et son compagnon qui, informés par un coup de fil anonyme de l’arrivée de ladite bande armée, entendaient se mettre en embuscade, seront surpris par le gang. Ils porteront à 5 le nombre des otages aux mains des bandits qui tirent dans tous les sens dans le village.

La prochaine destination des malfrats, (...) Lire La suite sur Linfodrome