Côte d’Ivoire: dix publications d’informations numériques officiellement déclarées

Dix publications d’informations numériques sont officiellement déclarées en Côte d'Ivoire, a indiqué jeudi à Abidjan Francis Domo, le directeur de la presse à l’Autorité nationale de la presse (ANP), lors d’un colloque sur les médias et les Technologies de l'information et de la communication (TIC).


L’ANP, le régulateur de la presse imprimée et de la presse numérique a « identifié plus de 130 publications numériques qui traitent l’information et l’actualité relative à la Côte d'Ivoire » dont certaines sont basées dans le pays et d’autres à l’extérieur, a déclaré M. Francis Domo. 

« Nous avons appelé ces publications à venir se faire régulariser selon les dispositions légales. Aujourd'hui, il y a seulement dix publications d’informations numériques qui sont déclarées officiellement », a fait savoir M. Domo. 

« Celles qui sont soumises à la réglementation ivoirienne doivent absolument se faire enregistrer auprès des services du Parquet du procureur et aussi auprès de l’ANP », a-t-il lancé, soulignant qu'en cas de non régularisation, ces médias pourraient se voir interdits de publier sur le territoire ivoirien. 

Il a prévenu qu’ « il est fort possible qu' à l’occasion d’un contrôle, ces médias qui sont basés en Côte d'Ivoire et qui ne sont pas déclarés officiellement soient considérés comme des publications clandestines ».

En outre, ces publications, dira-t-il, pourraient subir « une fermeture ou une suspension jusqu'à ce qu’elles régularisent leur situation auprès du Parquet du procureur et de l’ANP pour qu’elles puissent avoir la possibilité d’être visibles sur tous les terminaux (ordinateurs, smartphones…) ». 

Concernant les publications logées hors de la Côte d'Ivoire, qui ont également « un impact sur le public ivoirien », le directeur de la presse de l’ANP a soutenu que leurs écrits sont susceptibles de déranger l’ordre public, c’est pourquoi elles devront régulariser leur situation. 

Les contenus des publications basées à l’extérieur du pays sont regardés par l’ANP à travers l’activité quotidienne de monitoring et « si jamais il y a des dérapages comme on en voyait dans la presse imprimée, il y aura forcément des mesures coercitives », a-t-il poursuivi. 

Avec l’approche des élections présidentielles de 2020, une échéance majeure pour la Côte d'Ivoire, l’ANP veut jouer un rôle déterminant aux fins de canaliser les médias à s’inscrire dans le cadre légal et la déontologie.

L’avènement de nouveaux criminels épistolaires (qui écrivent) est un défi pour l’ANP qui veut davantage être vigilante pour augmenter sa côte d’alerte pour empêcher que des publications sur Internet/réseaux sociaux soient susceptibles de perturber la crédibilité du processus électoral. 

L’Autorité nationale de la presse, ex-Conseil national de la presse (CNP), « a déjà blâmé et sanctionné des publications d’informations numériques » et compte assainir le secteur. La loi en Côte d'Ivoire permet aujourd'hui de poursuivre les auteurs de fake news (fausses nouvelles) sur les médias sociaux. 

AP/ls/APA