Constitution ivoirienne : le RDR dénonce des «prises de position incongrues» de l’opposition

  • 13/08/2016
  • Source : APA
Le Secrétaire général par intérim du Rassemblement des républicains (RDR-parti au pouvoir) Amadou Soumahoro a dénoncé, vendredi, les «prises de position incongrues » de l’opposition, appelant, ses militants « à l’unité et à la vigilance.

« Il nous faut donc être vigilants, unis et solidaires, face aux ennemis de la paix et de la stabilité. Soyons vigilants, unis et solidaires face aux prises de position incongrues, de la part de certains responsables de l’opposition et autres partis politiques », a réagi Amadou Soumahoro face à ses militants.
 
Poursuivant, le Secrétaire général du RDR a incité ces derniers à « faire barrage, à ces fossoyeurs de la démocratie rompus dans la manipulation, l’intoxication, la désinformation et la violence ».
 
« Nous avons le devoir de soutenir et d’approuver, avec une très large majorité, la nouvelle constitution que le Président de la République, se propose de soumettre au suffrage populaire, à travers un scrutin référendaire », a exhorté M. Soumahoro par ailleurs Président du directoire du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, Coalition au pouvoir).
 
Dans la foulée, il a réitéré la ferme volonté d’Alassane Ouattara, de ne plus se représenter à la prochaine élection présidentielle.Le Président du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’guessan a annoncé, jeudi, à Abidjan au nom de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition de l’opposition) la ‘’rupture’’ entre le pouvoir et l’opposition.
 
Il a prévenu que ‘’l’opposition ne rencontrera pas le Comité d’experts de Ouattara’’ dans le cadre de l’élaboration d’une nouvelle constitution.
Le chef de l’opposition ivoirienne a menacé de descendre « dans la rue jusqu’à ce que Ouattara recule (…) si jusqu’à fin septembre, il n’y a pas de solution à nos préoccupations » .
 
Dans son discours à la faveur du 56è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a annoncé samedi qu’un Comité d’experts a été mis en place pour l’élaboration d’une nouvelle constitution conformément aux accords qui ont été signés dans le cadre de la résolution de la crise militaro-politique déclenchée en 2002.
 
Cette nouvelle constitution qui sera soumise à référendum à la fin du mois d’octobre prend en compte la création d’un sénat et d’un poste de vice-président de la République.