Carte consulaire biométrique burkinabè : un opérateur dénonce un marché de gré à gré

  • 03/02/2014
  • Source : APA
L’opérateur économique burkinabé résidant à Abidjan, Bernard Bonané a dénoncé, dimanche, le « marché de gré à gré » pour l’établissement de la carte consulaire « sécurisée » burkinabé.

M. Bonané a fait cette déclaration, au Foyer des jeunes de Vridi Canal (au sud d'Abidjan) à la cérémonie de lancement du Mouvement du 23 novembre (N23), une coalition de deux partis politiques d'opposition burkinabé, à savoir Unir/PS et l'UPC, et de plusieurs associations de la société civile dont l'association des « Sans Voix ».
 
« Il n'y a pas eu d'appel d'offre pour ce marché. J'ai rencontré l'ambassadeur Koutaba alors qu'il était encore logé à l'hôtel à son arrivée à Abidjan et nous avons échangé sur ce dossier. J'ai même proposé une offre dans ce sens et je peux vous révéler qu'avec ma structure, la carte consulaire biométrique n'aurait pas coûté plus de 2500 FCFA. Malheureusement le marché a été passé de gré à gré, dans l'opacité totale » s'est insurgé Bernard Bonané.
 
Pour avoir mené l'opération d'identification de plus 150.000 ex-combattants, supervisée par l'Opération des Nations-Unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI) et l'ambassade des Etats unis, M. Bonané estime que « le coût de la carte consulaire biométrique actuel est une escroquerie pure et simple ».
 
Selon Moumouni Pograwa, coordonnateur du N23, le mouvement est né le 23 novembre 2013 suite à l'institution de la carte consulaire biométrique. 
 
« Nous avons lancé ce mouvement pour protester à la fois contre le coût de la carte qui est à 7.000 FCFA et sa durée qui était de 3 ans. Nous avons remporté une première victoire en faisant reculer le gouvernement sur la durée de validité qui est passée de 3 à 5 ans » a-t-il expliqué.