Bouaké : Un vigile accusé d’avoir assassiné froidement son patron

Le nommé Konan Koffi Serge est accusé depuis le mercredi 25 décembre 2019, d’avoir assassiné son patron, un expatrié français qui habitait dans une villa cossue au quartier Air France 2 à Bouaké. Konan Koffi Serge niera tous les fais jusqu'au au moment fatidique, c'est-à-dire jusqu'à ce que le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, Braman Koné le pousse jusqu'à son dernier retranchement en le bombardant de questions.


Nos sources renseignent que dans le cadre de cette enquête, le procureur de la République, Braman Koné est même resté souvent avec l'indélicat vigile jusque tard dans la nuit à la police criminelle.

Rencontré à son bureau le jeudi 9 janvier 2020, Braman Koné s'ouvre à la presse et explique. " Konan Koffi Serge avait été affecté au service de Monsieur Shaeffer Jacky Charles, opérateur économique de nationalité française. Il dormait à la terrasse de la maison dont il avait la surveillance. Le mercredi 25 décembre 2019, revenu d’une promenade, il a regagné son lieu de travail aux environs de 17 heures. Il a trouvé son patron (Shaeffer) assis à la terrasse sur une chaise avec sa main droite à la tempe droite. Il en a profité d'un moment d'inattention pour se saisir d'un chevron d'environ un mètre de longueur pour assommer M. Shaeffer en lui administrant deux coups au niveau du cou", a expliqué le patron du parquet de Bouaké puis de poursuivre : " en s’écroulant, sa tête a cogné un tabouret qui se trouvait juste à ses côtés.

Ensuite, il s'est emparé d'un stylo pour écrire dans le carnet de reçus, "Donnez ma maison à Serges" et il y a apposé sa signature au bas du reçu pour faire croire que son patron lui a légué sa maison avant de se donner la mort. Enfin, il s’est emparé de son portefeuille pour soutirer la somme de 37.000f et dérober un téléphone portable.

Le mobile de ce crime, selon lui (Konan Koffi Serges) était la recherche d’argent dans le but de passer de bonnes fêtes d’année. Il a été déféré au Parquet de Bouaké et placé sous mandat de dépôt".

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké félicite, au passage, le commissaire de police Gnankou Hervé de la police criminelle de Bouaké et son équipe qui ont travaillé sous son autorité. Approchés, les responsables de la société de gardiennage où était employé le présumé vigile criminel, ont souhaité que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que le coupable soit puni à la hauteur de son acte. "Pour l'heure, je ne peux rien vous dire, j'attends que la justice boucle son enquête. Nul n'est au dessus de la loi. Donc souffrez que je m'en tienne à l'enquête de la justice jusqu'à la fin" a dit B.B. patron de la société.

Ladji Abou SANOGO