Audiences foraines : 770 206 demandes de documents administratifs à 48h de la fin de l'opération

  • 29/04/2015
  • Source : Lebabi.net
L'opération gratuite des audiences foraines, qui s'achève, jeudi 30 avril, a enregistré à la date du 24 avril, 770 206 demandes de documents administratifs de base sur des prévisions estimées à trois millions, a annoncé mardi, à Abidjan, le directeur général adjoint de l'administration territoriale et coordonnateur national de ces audiences, Konaté Diakalidia, lors d'une conférence de presse.

"A la date du 24 avril 2015, l'opération des audiences foraines 2015 a enregistré 770 206 demandes de documents administratifs de base ", a déclaré M. Konaté, soulignant que le « constat de l'ensemble des états statistiques montre que les besoins ne sont pas les mêmes selon les régions du pays ".

Les juridictions de Touba, dans le Nord-Ouest, enregistrent plus de 47 000 demandes. Celles de Man (Ouest), Séguéla (Nord-Ouest) et Bouaké (Centre-Nord) enregistrent respectivement plus de « 44 000, 36 000 et 33 000 » demandes.
 
Les juridictions de Guiglo dans l'Ouest du pays, enregistrent plus de 32 000 demandes et celles de Bondoukou (Nord-Est) enregistrent près de 30 000 pétitionnaires. « Les autres juridictions du pays ont accueilli moins de 20 000 demandes cumulées par tribunal du 06 mars au 23 avril 2015», a ajouté M. Konaté. 
 
Selon les types de demandes formulées par les pétitionnaires, « les demandes de certificats de nationalité et les demandes de jugements supplétifs représentent respectivement 47% et 42% des besoins exprimés au cours de cette opération des audiences foraines 2015, soit 89% de l'ensemble des demandes ».
S'agissant des statistiques au plan régional, les tendances commentées par M. Konaté, indiquent un fort taux d'engouement de l'opération à Korhogo (74 819 demandes, soit 10%) qui est suivi du site d'Abidjan-Plateau (52 942 demandes, soit 7%) et de Touba (47 143 demandes, soit 6%).

Des "résultats satisfaisants", nonobstant les difficultés du terrain dont certaines ont été vite rattrapées et qui portaient sur la mobilité des agents, le sous-effectif des magistrats dans les 36 juridictions reparties sur l'ensemble du pays, la peur des populations à se présenter devant la justice, l'accès difficile à des localités, la durée de l'opération et la propension des "Africains" à n'attendre que les derniers jours pour se mobiliser pour une cause.

M. Konaté a cependant exclu toute chance d'une nouvelle prorogation de cette opération malgré l'engouement suscité auprès des bénéficiaires.
 
"Après des retards dans la mise en place de cette opération et une phase de prorogation allant du 1er au 30 avril, les audiences foraines débutées en février prendront fin le jeudi 30 avril 2015", a-t-il déclaré, précisant, toutefois que cela ne concernera que "la fermeture des guichets de demandes, mais le traitement des dossiers se poursuivra dans les services concernés".
 
Le conférencier a donc lancé un appel aux citoyens ivoiriens concernés par cette opération et qui ne se sont pas encore présentés aux différents guichets des audiences foraines installées dans sur l'ensemble du territoire national à profiter des 48 heures qui s'offrent à eux pour se faire enregistrer.
 
"Il faut saisir la date du 30 avril qui est le dernier délai. Cette opération est une fenêtre ouverte offerte par le gouvernement, afin de faciliter l'accès aux documents administratifs aux citoyens ivoiriens qui sont dans le besoin en rapprochant l'administration des administrés", a-t-il souhaité.
 
M. Konaté a également revélé que les dossiers complets pour la Carte nationale d'identité (CNI) représente 8% des besoins exprimés, contre seulement 3% des pétitionnaires qui demandent la reconstitution de leur état civil. 
 
Les audiences foraines, organisées conjointement par le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, et le ministère de la Justice, des droits de l'homme et des libertés publiques à travers tout le territoire national ont démarré en février pour un mois, mais il avait été prorogé d'un mois pour permettre à un grand de pétitionnaires de se faire enrôler en vue de régulariser leur situation administrative et va coûter environ 4 milliards de francs CFA.

Avec dépêches