Après la remise en liberté de Bemba, les pro-Gbagbo «certains» que leur leader «reviendra bientôt libre»

Les partisans de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo en jugement à la Cour pénale internationale (CPI) en compagnie de son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, affichent leur « certitude » pour une « mise en liberté totale » de leur leader, après l’acquittement, vendredi, de Jean-Pierre Bemba suivi, ce mardi, de sa «mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques» par la juridiction internationale.

Selon Pr Georges Armand Alexis Ouégnin, Président de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS, plateforme politique et de la société civile se réclamant de Laurent Gbagbo), « ce qui se passe actuellement, prouve qu’on peut rentrer à la CPI et en ressortir libre ».

« Le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé sortiront libres de la CPI parce qu’ils n’ont pas été condamnés. Ils seront acquittés et ils vont nous revenir libres. Plus qu’une conviction, c’est une certitude », a confié au téléphone à APA, Pr Georges Armand Ouégnin.

Pour Dr Hyacinthe Nogbou, 1er Secrétaire national du Congrès panafricain pour la Justice et l’égalité des Peuples (COJEP, parti de Charles Blé Goudé), « après 82 témoins sans preuve de culpabilité des camarades Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, la seule alternative qui reste à la CPI est leur acquittement ».

Exprimant sa satisfaction pour l’ex-Vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, Dr Nogbou estime que « le Droit est en train d’être dit à la CPI et j’espère que ce même droit sera dit pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ».

« Aujourd’hui, ils ont l’autorisation de faire une demande d’acquittement. Et je félicite et encourage leurs équipes de défense. J’encourage également la CPI à devenir un véritable tribunal et non un tribunal politique », a ajouté Hyacinthe Nogbou.

La Cour pénale internationale a ordonné, mardi, la remise en liberté provisoire de l'ancien vice-président Congolais, Jean-Pierre Bemba acquitté vendredi, des charges de « crimes de guerre » et de «crimes contre l'humanité », après 10 années passées en détention.

HS/ls/APA