Ahmed Ahmed, président de la CAF, a été arrêté à Paris

Le principal dirigeant du football africain a été arrêté ce jeudi matin pour être entendu dans une affaire de corruption concernant un équipementier.


Ce jeudi matin, le président de la CAF Ahmad Ahmad a été interpellé selon Jeune Afrique pour être entendu dans une affaire de corruption par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Un changement d'équipementier dans le viseur

Cette arrestation interviendrait dans le cadre du contrat rompu de manière unilatérale par les instances du football africain avec l'équipementier allemand Puma. La CAF s'est tournée récemment vers la société Technical Steel. L'hebdomadaire explique que cette signature "aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros)." 

Ahmad Ahmad doit être entendu par les services de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales dans le cadre d'un contrat d'équipements noué en 2017 par la CAF avec la société française Tactical Steel, basée dans le Var. L'engagement d'une valeur de 1,063 M€, jugé douteux, a été révélé par l'ancien secrétaire général de la CAF, l'Egyptien Amr Fahmy, récemment licencié par M. Ahmad. Il serait intervenu après la rupture d'un contrat précédent avec Puma, évalué à 321 000 €.

Ahmad Ahmad était à Paris en raison du Congrès de la FIFA qui a eu lieu mercredi avec à la clé la réélection de Gianni Infantino pour un nouveau mandat de quatre ans.

C'est aussi à Paris que le principal dirigeant du football africain a décidé en assemblée de rejouer la finale retour de la Ligue des champions de la CAF entre l'Espérance Sportive de Tunis et le Wydad Casablanca. L'absence d'arbitrage vidéo a cristallisé les tensions, notamment au sein de la formation marocaine qui a vu un but valable être refusé.