Abobo : Un technicien en bâtiment battu et étranglé avec le câble de sa télé

Un acte criminel des plus odieux a été commis à N'dotré, dans la commune d'Abobo. Et la victime de cette ignominie, est le nommé Roger Adjéi, la quarantaine.


En effet, nous sommes le samedi 23 novembre 2019 et ce matin-là, O. Dago, technicien en bâtiment et son ami et collègue Roger Adjéi, doivent aller travailler sur un chantier de construction immobilière, où ils décrochent préalablement un contrat. La valeur en argent de ce contrat ne nous est pas dévoilée. Toutefois, il nous est assuré qu'elle est loin d’être une gnognotte. C'est dire, si les deux sont heureux par ces temps difficiles, où le pognon se fait aussi rare que la chaleur en Sibérie. On ne peut donc pas jouer avec cette affaire.

C'est donc d'ailleurs pour cette raison, que très tôt déjà ce lundi, O. Dago est sur pied. Et à son sens, son ami et collègue Roger Adjéi duquel il n'est séparé que d'un petit paquet de maisons dans leur quartier à N'dotré, devrait l'être également. Alors, il prend son téléphone et joint ce dernier, afin qu'ils se retrouvent rapidement pour foncer sur le chantier. Mais malheureusement, toutes ses multiples tentatives, pour entrer en contact avec Roger Adjéi, sont vouées à l’échec.

O. Dago en est ulcéré. Car, il ne peut comprendre et admettre alors qu'ils décrochent enfin un bon petit contrat, que l’autre fasse ainsi preuve de négligence pour aller l'exécuter. En tout cas, c'est ce qu'il croit. Et tout en rogne, il décide de se rendre au domicile de son ami, pour le lui signifier vertement et lui rappeler qu'ils doivent enfin se rendre sur le chantier. C'est donc quasiment au pas de course, qu'il se déporte chez l'autre, où il trouve ouverte la porte de son appartement. Il pense à ce moment-là, que son collègue est prêt, au moins.

Mais lorsqu'il pénètre dans la piaule, il ravale immédiatement ses intentions belliqueuses. Puis, il ressort précipitamment de la maison, tout en lançant des cris de détresse. O. Dago est comme fou. Ses cris ameutent les voisins immédiats. Ces derniers accourent et il leur indique du doigt, l'entrée de la maison de son ami. Mais que se passe-t-il à la fin ? Lorsque des voisins pénètrent, à leur tour, dans la piaule, ce qui s'affiche sous leurs yeux, est terrible à voir. A savoir, le corps sans vie de Roger Adjéi.

Et le pauvre est loin d'être mort de façon naturelle. Des indices sont là, pour l'attester. L’infortuné présente, en effet, des marques de violence. La police, aussitôt alertée, dépêche des agents qui foncent sur place. Les flics sont, eux aussi, choqués par ce qu'ils découvrent. Le pauvre Roger Adjéi a été tué. C'est certain. Vêtu d'une chemise à manches longues, le malheureux a des traces de violences sur le corps, avec l'arcade sourcilière par ailleurs ouverte. Et le comble, il est étranglé avec le câble d’alimentation en courant électrique, de son poste-téléviseur. D’ailleurs, cette rallonge sectionnée est encore enroulée dans son cou.

Après le constat d'usage et la mort attestée par un médecin, la dépouille de Roger Adjéi est enlevée par les services des pompes funèbres et transférée à la morgue d'Anyama.

Mais qui en voulait tant à ce pauvre technicien en bâtiment, au point de le soumettre à une mort aussi violente ? Est-il victime d'un règlement de comptes ? Vu que les tueurs présumés, qui semblaient n'avoir pour seul objectif que de le liquider, ne volent rien dans la planque comme biens matériels. En tout cas, la police est à pied d’œuvre, pour élucider ce crime qui laisse encore en état de choc, le quartier du défunt.

KIKIE Ahou Nazaire