De la survie économique des médias à la lutte contre l’orpaillage clandestin, l’Union des patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI) poursuit son engagement en faveur du renforcement des capacités des professionnels des médias. Le vendredi 25 septembre 2026, à Assouindé, dans la commune d’Assinie, l’organisation a tenu deux séminaires de formation autour de problématiques majeures touchant à la fois au devenir du secteur médiatique et aux enjeux de société. Ces sessions se sont déroulées dans le cadre de la traditionnelle sortie-détente-formation de l’UPLCI, qui réunit chaque année ses membres dans un cadre propice à la formation, aux échanges et à la consolidation des liens entre professionnels.
La transformation numérique impose de nouveaux défis aux entreprises de presse. Pour les médias en ligne, produire de l’information ne suffit plus. Il faut également trouver les moyens de financer durablement les rédactions, développer son audience et construire de véritables modèles économiques.
C’est dans cette perspective que le premier séminaire a été consacré à la « stratégie de monétisation des médias numériques ». Une formation animée par Théodore Kouadio, journaliste à Fraternité Matin et enseignant à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC).
À travers cette session, les participants ont été sensibilisés à la nécessité de faire évoluer les médias numériques vers de véritables entreprises de presse. Publicité digitale, partenariats, contenus sponsorisés, abonnements et autres mécanismes de valorisation de l’audience constituent notamment des pistes de diversification des revenus. L’objectif est de permettre aux patrons de presse de mieux structurer leurs entreprises et de réduire leur vulnérabilité face aux difficultés de financement qui peuvent affecter le fonctionnement des rédactions.
Le deuxième séminaire a porté sur une autre problématique d’importance : l’orpaillage clandestin. La session a été animée par Koné Seïdou, président de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI). Elle a permis d’aborder les enjeux liés à l’exploitation aurifère clandestine et la nécessité d’une meilleure compréhension du phénomène par les professionnels des médias.
À travers cette formation, l’UPLCI offre aux journalistes et responsables de médias des éléments de compréhension sur une activité qui soulève des questions économiques, sociales et environnementales. Pour les médias, l’enjeu est également de mieux traiter cette problématique auprès des populations. Informer sur l’orpaillage clandestin implique de mettre en lumière ses différentes conséquences, tout en s’intéressant aux alternatives et aux mécanismes permettant d’encadrer l’activité minière.
Le choix de ces deux thématiques traduit la volonté de l’UPLCI de ne pas limiter la formation des professionnels aux seules questions liées au fonctionnement des médias. L’organisation entend également renforcer leur capacité à traiter des sujets qui touchent directement au développement économique et social de la Côte d’Ivoire.
En associant réflexion sur la monétisation des médias numériques et sensibilisation à la question de l’orpaillage clandestin, l’UPLCI met ainsi la formation au cœur de sa démarche de professionnalisation. Une démarche qui vise à favoriser l’émergence de médias numériques mieux structurés, économiquement viables et capables de jouer pleinement leur rôle dans l’information et la sensibilisation des populations.
Au-delà de la célébration du mérite des journalistes et de la reconnaissance des partenaires, le dîner de gala de l’UPLCI s’affirme ainsi comme un cadre de réflexion sur l’avenir de la presse en ligne et sur la responsabilité des médias face aux grandes mutations économiques et sociales du pays.
Avec SERCOM UPLCI
Monétisation des médias et orpaillage clandestin : l’UPLCI renforce les compétences des journalistes