Après la fermeture des sites clandestins, la FECOMCI pose la question de « l’après »

  • 01/10/2026
  • Source : LeBabi.net
Que deviennent les personnes qui travaillaient sur les sites d’orpaillage clandestins après leur fermeture ? C’est l’une des questions centrales soulevées par Koné Seydou, président de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d’Ivoire (FECOMCI), lors d’une rencontre avec les patrons et professionnels de la presse en ligne à Assouindé, les 25 et 26 Septembre dernier.

Pour le responsable de la FECOMCI, la fermeture d’un site constitue une réponse immédiate à une situation d’illégalité. Mais elle ne règle pas nécessairement les causes économiques et sociales qui ont favorisé son apparition.

« Quand les machines s’arrêtent et que les sites clandestins ferment, une autre question apparaît : que faisons-nous ensuite ? », s’est-il interrogé.

Derrière les activités minières clandestines, a-t-il expliqué, se trouvent des jeunes, des familles, des commerçants, des transporteurs, des restauratrices, des propriétaires terriens et des communautés dont une partie de l’économie locale s’est construite autour de l’exploitation artisanale de l’or.

Le président de la FECOMCI estime donc qu’une politique durable doit prendre en compte cette réalité sans pour autant justifier l’illégalité.

Cette problématique intervient dans un contexte où l’État ivoirien a renforcé sa réponse contre l’orpaillage illégal. Les autorités ont également annoncé des mesures liées à la réhabilitation écologique et à la réinsertion économique des personnes concernées.

Pour la FECOMCI, l’enjeu consiste désormais à éviter que les activités clandestines ne se déplacent vers d’autres zones après la fermeture d’un site.

La fédération plaide ainsi pour une stratégie combinant contrôle, formalisation, formation professionnelle, reconversion et accompagnement des acteurs qui remplissent les conditions pour exercer légalement.