Fait à base du manioc, l’attiéké est un couscous traditionnel prisé de tous les Ivoiriens. Il se consomme avec plusieurs accompagnements à toutes les occasions. Mariages, Diner gala, fêtes traditionnelles (réjouissances ou obsèques). Bien que sa production reste encore à l’étape artisanale, l’attiéké s’exporte de plus en plus vers tous les autres pays du monde.

Originaire des zones côtières ivoiriennes, cette semoule se consomme sous plusieurs déclinaisons dont la plus célèbre est l’attiéké-poisson frit ou encore poisson grillé. Sans oublier la purée de piment mélangée à la tomate et aux oignons. Il y a également « l’attiéké Garba ». Si l’attiéké poisson frit est la variante la plus connue, le « garba » reste la plus prisée. L’autre dérivé qui retient encore plus l’attention des rencontres familiales est l’attiéké à l’huile rouge avec la sauce tomate. Il s’agit de mélanger l’attiéké à l’huile de palme brute afin de le colorer en rouge orangé et le consommer avec de la sauce tomate ou sauce légumes avec du poisson ou de la viande, selon les préférences.

Ce met national des Ivoiriens trouve toute son originalité dans la pratique manuelle de sa fabrication. Son industrialisation reste encore très timide dans le pays à cause du coût excessif d’acquisition du matériel de production moderne. Une situation qui devrait connaitre un dénouement heureux suite au lancement du processus de protection juridique du produit et de l’appellation, lancé en août dernier par les autorités ivoiriennes. Car, comme bien d’autres pays d’Afrique, le géant asiatique, la Chine s’est également mis à la production de l’attiéké après avoir succombé à sa saveur.

 

Dominique Eliane Yao