Rencontre Trump - Kim : Pyongyang menace de tout annuler

Pyongyang a menacé, mercredi, d'annuler la rencontre historique prévue en juin avec le président américain, en raison d'exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud. Washington affirme poursuivre la préparation du sommet.

La Corée du Nord mettra-t-elle sa menace à exécution ? Pyongyang a déclaré, mercredi 16 mai, que le sommet prévu le 12 juin avec Donald Trump à Singapour pourrait être annulé en raison de manœuvres militaires au Sud, a rapporté l'agence sud-coréenne Yonhap.

Pyongyang a également annulé une rencontre de haut niveau avec la Corée du Sud prévue mercredi pour protester contre l'exercice militaire annuel Max Thunder auquel prennent part les armées sud-coréenne et américaine, a affirmé Yonhap, citant l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les États-Unis devront "mûrement réfléchir sur le sort de ce sommet Corée du Nord-USA, à la lumière de vacarme militaire", a indiqué Yonhap, reprenant l'agence officielle nord-coréenne.

Les exercices entre les forces aériennes des deux alliés constituaient un entraînement pour une invasion et une provocation, alors que la période était au réchauffement des relations inter-coréennes, a ajouté Yonhap, citant toujours KCNA.

Retour à l'ancienne rhétorique de Pyongyang

Pour sa part, Washington a affirmé continuer à préparer le sommet. "Nous allons continuer à aller de l'avant" concernant les préparatifs, "nous n'avons pas été notifiés" d'un changement, a déclaré la porte-parole du Département d'État, Heather Nauert.

Le langage utilisé par la Corée du Nord est un retour soudain à l'ancienne rhétorique de Pyongyang, qui a longtemps estimé qu'elle avait besoin de l'arme nucléaire pour se défendre contre les États-Unis.

Les hostilités entre Corée du Nord et Corée du Sud (1950-1953) se sont arrêtées après un cessez-le-feu, laissant le territoire divisé en deux pays, délimitées par une zone démilitarisée. Les deux camps sont toutefois techniquement toujours en guerre.

Lors d'un sommet rarissime le mois dernier dans la zone démilitarisée, Kim Jong-un et le président sud-coréen, Moon Jae-in, ont réaffirmé leur engagement derrière un "objectif commun", la "dénucléarisation totale" de la péninsule.

Avec AFP