Abattoir de Port-Bouët : Des boeufs se déchaînent et font des blessés

La Tabaski ou l’Aid el Kebir est une fête qui commémore symboliquement le sacrifice de mouton que Dieu a permis à Abraham de faire, en lieu et place de son fils, Isaac, qu’il s’apprêtait à immoler, selon le saint Coran. Elle a été célébrée en Côte d’Ivoire, le vendredi 1er septembre 2017.

Mais des personnes se souviendront encore longtemps de cette fête qui leur a laissé des séquelles. ‘’J’étais sur la route, non loin du rond point Akwaba quand un boeuf qu’un client traînait vers son véhicule, s’est libéré et a commencé à nous poursuivre. J’ai constaté que c’est sur moi que le boeuf fonçait. Les bouviers m’ont demandé de me cacher. Ce que j’ai fait. Ils m’ont appris, plus tard, que c’est parce que j’avais porté un T-shirt rouge qu’une race de boeufs ne supporte pas, que je subissais ce sort'’, nous a appris, le jeudi 7 septembre 2017, une victime du mardi 29 août 2017. Ce même jour, un bœuf qui s’est échappé de son enclos, a créé la débandade générale des populations, vendeurs et acheteurs, à l’abattoir de Port-Bouët.

Des journalistes qui faisaient un reportage sur l’état d’approvisionnement en bétail, n’ont pas été épargnés. ‘’ J’ai reçu un coup du boeuf dans le dos, alors que j’étais en pleine interview. Un autre a également été atteint. Son matériel de travail est tombé. Nous avons eu des blessures légères. Mais lorsque nous sommes allés passer des radios, il y a eu plus de peur que de mal. Moi, je ne sens plus rien'’, nous a informé l’un des journalistes par téléphone.

Il nous est revenu par les réseaux sociaux, qu’à Abobo, un boeuf qui était sur le point d’être immolé, s'est défait avant de blesser grièvement à coups de corne, son propriétaire. Celui-ci aurait trouvé la mort dans un Centre de santé après son évacuation, des suites de ses blessures. Dans la même commune, une dame s’est fait percuter par le bœuf de son voisin. L’animal lui a perforé la hanche.

 

Dominique FADEGNON