L'Italie annonce la réouverture de son ambassade dans la capitale libyenne

L'ambassadeur italien présentera mardi ses lettres de créance et prendra ses fonctions à Tripoli, a déclaré M. Minniti lors d'une conférence de presse avec le ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement d'union nationale (GNA), Mohamad Taher Siala.

Le ministre italien n'a pas donné de détails sur le dispositif de sécurité qui devrait être mis en place autour de l'ambassade. Tripoli a été le théâtre ces dernières années de plusieurs attaques contre les ambassades et les diplomates.

L'ambassade italienne était l'une des dernières ambassades occidentales à fermer ses portes en février 2015, après qu'une coalition de milices, Fajr Libya, s'est emparée de la capitale libyenne au terme de violents combats.

Dans un communiqué, le ministère italien des Affaires étrangères s'est félicité de la réouverture de l'ambassade y voyant "un signal très important d'amitié envers tout le peuple libyen (...) et un signal fort de confiance dans le processus de stabilisation de ce pays".

M. Minniti a déclaré avoir examiné avec les responsables libyens la coopération dans le domaine de la lutte contre l'immigration clandestine et le terrorisme.

L'Italie fait face ces dernières années à un afflux exceptionnel de dizaines de milliers de migrants qui profitent du chaos en Libye pour tenter la traversée de la Méditerranée.

Dans un communiqué publié à Rome, le ministère italien de l'Intérieur a fait état d'une "nouvelle phase de coopération" avec Tripoli qui doit conduire à la signature d'un "mémorandum d'entente" dans le domaine de la lutte contre l'immigration clandestine.

M. Siala a indiqué de son côté avoir convenu avec M. Minniti de lancer des initiatives mixtes pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que la contrebande du pétrole libyen.

Dans une interview télévisée le week end, la ministre italienne de la Défense Roberta Pinotti a déclaré: "En accord avec la Libye, nous devons soutenir les gardes-côtes et la marine libyens afin qu'ils effectuent des contrôles dans les eaux libyennes".

"La bataille contre les passeurs ne se gagnera pas dans les eaux internationales. Il faut la mener dans les eaux libyennes", a-t-elle ajouté.